
Joseph
Fils préféré de Jacob, vendu comme esclave en Égypte, où il interpréta les rêves de Pharaon et devint un puissant administrateur. Il sauva sa famille de la famine.
Ancien TestamentVersets bibliques mentionnant Joseph
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Encore trois jours, et Pharaon élèvera ta tête et te rétablira dans ta charge, et tu mettras la coupe de Pharaon dans sa main, selon l'office que tu remplissais auparavant quand tu étais son échanson.
Car c'est par un vol que j'ai été enlevé du pays des Hébreux, et ici même je n'ai rien fait pour qu'on me mît dans cette fosse.
Et le chef des panetiers, voyant que Joseph avait donné une interprétation favorable, lui dit : Moi aussi, dans mon songe, voici j'avais trois corbeilles de pain blanc sur la tête.
Et Joseph répondit et dit : Voici l'interprétation. Les trois corbeilles sont trois jours.
Encore trois jours, et Pharaon enlèvera ta tête de dessus toi et te pendra à un bois, et les oiseaux mangeront ta chair de dessus toi.
Il rétablit dans son office d'échanson le chef des échansons, qui mit la coupe dans la main de Pharaon,
et il fit pendre le chef des panetiers, selon l'interprétation que Joseph leur avait donnée.
Et le chef des échansons ne parla pas de Joseph, et l'oublia.
Pharaon s'était irrité contre ses, serviteurs et m'avait mis en prison dans la maison du chef des gardes, moi et le chef des panetiers.
Et nous eûmes un songe dans une même nuit, moi et lui ; nous eûmes chacun un songe ayant sa propre signification.
Et il y avait là avec nous un jeune homme hébreu, serviteur du chef des gardes, et nous lui racontâmes nos songes, et il nous en donna l'interprétation ; il donna à chacun l'interprétation de son songe.
Et il arriva que les choses se passèrent comme il avait interprété ; moi, on me rétablit dans mon poste, et lui, on le pendit.
Et Pharaon envoya appeler Joseph, et on le fit sortir en hâte de la fosse. On le rasa, on lui mit d'autres habits, et il vint vers Pharaon.
Et Pharaon dit à Joseph : J'ai eu un songe et il n'y a personne qui l'interprète. Et j'ai entendu dire de toi que, quand tu entends, un songe, tu l'interprètes.
Et Joseph répondit à Pharaon en disant : Ce n'est pas moi, c'est Dieu qui donnera la réponse favorable à Pharaon.
Et Pharaon dit à Joseph : Dans mon songe, voici je me tenais sur le bord du fleuve.
Et voici que du fleuve montaient sept vaches grasses et de belle apparence, et elles se mirent à paître dans la prairie.
Et Joseph dit à Pharaon : Ce que Pharaon a songé, est un seul songe. Dieu a fait connaître à Pharaon ce qu'il va faire.
Les sept belles vaches sont sept années ; et les sept beaux épis sont sept années ; c'est un seul et même songe.
C'est ce que j'ai dit à Pharaon : Dieu a fait voir à Pharaon ce qu'il va faire.
Et ces vivres serviront de réserve pour le pays en vue des sept années de famine qui seront au pays d'Egypte, et le pays ne périra pas par la famine.
La chose plut à Pharaon et à tous ses serviteurs.
Et Pharaon dit à ses serviteurs : Trouverions-nous un homme pareil à celui-ci, ayant en lui l'Esprit de Dieu ?
Et Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t'a fait connaître tout cela, nul n'est entendu et sage comme toi.
C'est toi qui gouverneras ma maison, et tout mon peuple obéira à ta bouche ; par le trône seulement je serai plus grand que toi.
Et Pharaon dit à Joseph : Vois, je t'ai établi sur tout le pays d'Egypte.
Et Pharaon ôta son anneau de sa main et le mit à la main de Joseph, et il le fit revêtir d'habits de fin lin et lui mit un collier d'or au cou.
Et il le fit monter sur le second de ses chars et l'on cria devant lui : A genoux ! Et il fut établi sur tout le pays d'Egypte.
Et Pharaon dit à Joseph : Je suis Pharaon ! Et sans toi nul ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Egypte.
Et Pharaon nomma Joseph Tsaphnath-Panéach, et il lui donna pour femme Asnath, fille de Potiphéra, sacrificateur d'On. Et Joseph sortit pour visiter le pays d'Egypte.
Joseph était âgé de trente ans, quand il se présenta devant Pharaon, roi d'Egypte. Et Joseph sortit de devant Pharaon, et parcourut tout le pays d'Egypte.
Et Joseph amassa tous les vivres des sept années qu'il y eut au pays d'Egypte, et il mit les vivres dans les villes ; il mit dans l'intérieur de chaque ville les vivres du territoire d'alentour.
Et Joseph amassa du blé comme le sable de la mer, en si grande quantité qu'on cessa de compter, parce qu'il était sans nombre.
Et avant qu'arrivât l'année de famine, il naquit à Joseph deux fils que lui enfanta Asnath, fille de Potiphéra, sacrificateur d'On.
Et Joseph donna au premier-né le nom de Manassé, car Dieu, dit-il, m'a fait oublier toute ma peine et toute la maison de mon père.
Et il donna au second le nom d'Ephraïm, car Dieu, dit-il, m'a fait fructifier dans le pays de mon affliction.
Et les sept années de famine commencèrent à venir, comme Joseph l'avait dit. Et il y eut famine dans tous les pays ; mais dans tout le pays d'Egypte il y avait du pain.
Puis tout le pays d'Egypte fut affamé ; et le peuple cria à Pharaon pour avoir du pain. Et Pharaon dit à tous les Egyptiens : Allez vers, Joseph ; faites ce qu'il vous dira.
Et la famine était sur toute la face du pays, et Joseph ouvrit tous les greniers qu'on y avait établis et vendit du blé aux Egyptiens. Et la famine s'accrut au pays d'Egypte.
Et toute la terre venait au pays d'Egypte pour acheter du blé auprès de Joseph ; car la famine s'était renforcée sur toute la terre.
Et il dit : Voici, j'ai appris qu'il y a du blé à vendre en Egypte ; descendez-y et rapportez-nous-en du blé, afin que nous vivions et ne mourions point.
Et les frères de Joseph descendirent au nombre de dix pour acheter du grain en Egypte.
Mais quant à Benjamin, frère de Joseph, Jacob ne l'avait pas envoyé avec ses frères, car il s'était dit : Il est à craindre qu'il ne lui arrive malheur.
Or Joseph était celui qui commandait dans le pays, et c'était lui qui faisait la vente du blé à tout le monde. Et les frères de Joseph vinrent et se prosternèrent devant lui, la face contre terre.
Et Joseph vit ses frères, et il les reconnut ; mais il fit l'étranger avec eux, et leur parla avec rudesse et leur dit : D'où venez-vous ? Et ils répondirent : Du pays de Canaan, pour acheter des vivres.
Joseph reconnut donc ses frères et eux ne le reconnurent pas.
Et Joseph se souvint des songes qu'il avait eus à leur sujet. Et il leur dit : Vous êtes des espions ; c'est pour voir les points faibles du pays que vous êtes venus.
Et ils lui dirent : Non, mon seigneur ; tes serviteurs sont venus pour acheter des vivres.
Tous tant que nous sommes, nous sommes fils d'un même père ; nous sommes honnêtes gens ; tes serviteurs n'ont jamais été des espions.
Et ils dirent : Nous, tes serviteurs, sommes douze frères, fils d'un même père au pays de Canaan. Et voici le plus jeune est maintenant avec notre père, et il y en a un qui n'est plus.
Et Joseph leur dit : J'en reste à ce que je vous ai dit : vous êtes des espions.
Et il les mit tous ensemble en prison pour trois jours.
Et au troisième jour Joseph leur dit : Faites ceci et vous vivrez. Je crains Dieu !
Et ils se dirent l'un à l'autre : Certainement nous sommes punis à cause de notre frère ; car nous avons vu la détresse de son âme, quand il nous demandait grâce, et nous ne l'avons point écouté ; voilà pourquoi nous nous trouvons dans cette détresse.
Et Ruben leur répondit : Ne vous disais-je pas bien : Ne commettez pas de péché contre l'enfant ? Et vous n'avez pas écouté ; c'est pourquoi voici son sang est redemandé.
Et eux ne savaient pas que Joseph comprenait ; car ils se parlaient par interprète.
Et il s'éloigna d'eux et pleura. Puis il revint vers eux et leur parla ; et il prit d'entre eux Siméon et le fit lier sous leurs yeux.
Et Joseph commanda qu'on remplit de blé leurs vaisseaux et qu'on remit l'argent de chacun dans son sac, et qu'on leur donnât des provisions pour la route ; ce qu'on fit.
Et ils chargèrent leur blé sur leurs ânes et partirent.
Et l'un d'eux ouvrit son sac pour donner du fourrage à son âne, à l'endroit où l'on passait la nuit, et il vit son argent ; voici il était à l'entrée de son sac.
Et il dit à ses frères : On a remis mon argent ; le voici dans mon sac ! Et le cœur leur manqua et ils se dirent en tremblant l'un à l'autre Qu'est-ce que Dieu nous a fait ?
Et ils vinrent vers Jacob, leur père, au pays de Canaan, et lui racontèrent toutes les choses qui leur étaient arrivées, en disant :
L'homme qui est le maître du pays nous a parlé avec rudesse et nous a pris pour des gens espionnant le pays.
Et nous lui avons dit : Nous sommes honnêtes gens, nous n'avons jamais été des espions.
Et l'homme qui est le maître du pays nous a dit : A ceci je connaîtrai que vous êtes honnêtes gens : laissez avec moi l'un de vos frères, prenez de quoi subvenir aux besoins de vos familles, et partez ;
et amenez-moi votre jeune frère, afin que je connaisse que vous n'êtes point des espions, mais que vous êtes honnêtes gens ; je vous rendrai votre frère, et vous trafiquerez dans le pays.
Et comme ils vidaient leurs sacs, voici le paquet d'argent de chacun était dans son sac ; et ils virent, eux et leur père, leur paquet d'argent, et ils eurent peur.
Et Jacob, leur père, leur dit : Vous m'avez privé d'enfants : Joseph n'est plus ; Siméon n'est plus, et vous allez prendre Benjamin : De tout ceci... c'est moi qui en souffre !
Et Ruben parla à son père et lui dit : Tu feras mourir mes deux fils si je ne te le ramène ; remets-le moi, et moi je te le rendrai.
Et il répondit : Mon fils ne descendra point avec vous, car son frère est mort, et celui-ci est resté seul. Et s'il lui arrivait du mal dans le voyage que vous allez faire, vous feriez descendre mes cheveux blancs avec douleur au sépulcre.
Et la famine s'appesantissait sur le pays.
Et Juda lui dit : Cet homme nous l'a positivement déclaré : Vous ne verrez point ma face que votre frère ne soit avec vous.
Mais si tu ne le laisses pas venir, nous ne descendrons pas, car cet homme nous a dit : Vous ne verrez pas ma face que votre frère ne soit avec vous.
Et Israël dit : Pourquoi m'avez-vous fait ce tort, de dire à cet homme que vous avez encore un frère ?
Et ces hommes prirent ce présent, et ayant pris de l'argent à double avec eux, et Benjamin, ils se levèrent et descendirent en Egypte, et ils se présentèrent devant Joseph.
Et Joseph vit avec eux Benjamin, et il dit à celui qui avait l'intendance de sa maison : Mène ces hommes à la maison, tue et apprête de quoi manger ; car ces hommes mangeront avec moi à midi.
Et cet homme fit comme Joseph avait dit, et il amena ces gens à la maison de Joseph,
et ces gens eurent peur, de ce qu'on les menait à la maison de Joseph et ils dirent : C'est à cause de l'argent qui s'est retrouvé la première fois dans nos sacs, qu'on nous conduit ici ; c'est pour nous assaillir et se jeter sur nous et nous prendre pour esclaves avec nos ânes.
Et ils s'approchèrent de l'intendant de la maison de Joseph et lui parlèrent à la porte de la maison,
et lorsque nous arrivâmes à l'endroit où nous devions passer la nuit et que nous ouvrîmes nos sacs, voici, l'argent de chacun était à l'entrée de son sac, notre argent au complet, et nous l'avons rapporté avec nous.
Et cet homme les fit entrer dans la maison de Joseph ; il leur donna de l'eau et ils lavèrent leurs pieds ; et il donna du fourrage à leurs ânes.
Et ils préparèrent le présent en attendant que Joseph vint à midi ; car ils avaient appris qu'ils prendraient là leur repas.
Et Joseph rentra chez lui. Et ils lui apportèrent dans la maison le présent qu'ils avaient pris avec eux ; et ils se prosternèrent devant lui.
Il leur demanda comment ils se portaient, et il leur dit : Votre père, ce vieillard dont vous m'avez parlé, se porte-t-il bien ? Vit-il encore ?
Et il leva les yeux, et vit Benjamin, son frère, fils de sa mère, et il dit : Est-ce là votre frère cadet dont vous m'avez parlé ? Et il dit : Dieu te soit favorable, mon fils.
Et en toute hâte, car ses entrailles étaient émues pour son frère, Joseph chercha un endroit pour pleurer ; et il entra dans sa chambre, et il y pleura.
Et il se lava le visage et sortit ; et, se contenant, il dit : Servez le repas.
Et on le servit à part, et eux à part, et les Egyptiens qui mangeaient avec lui aussi à part, parce que les Egyptiens ne peuvent prendre leurs repas avec les Hébreux, car c'est pour les Egyptiens une chose abominable.
Et ils s'assirent devant lui, étant placés l'aîné selon son rang d'aîné, et le plus jeune selon son rang de cadet. Et ces hommes se regardaient l'un l'autre stupéfaits.
Et il leur fit porter des portions de devant lui, et la portion de Benjamin était cinq fois plus grosse que les portions de tous les autres ; et ils burent et s'égayèrent avec lui.
Et il donna cet ordre à l'intendant de sa maison : Remplis de blé les sacs de ces hommes, autant qu'ils en peuvent porter, et mets l'argent de chacun à l'entrée de son sac.
Et ma coupe, la coupe d'argent, tu la mettras à l'entrée du sac du plus jeune, avec l'argent de son blé. Et il fit comme Joseph lui avait dit.
Le matin, dès qu'il fit jour, ces hommes furent congédiés avec leurs ânes.
Ils étaient sortis de la ville et ils n'étaient pas encore éloignés, quand Joseph dit à l'intendant de sa maison : Lève-toi, poursuis ces hommes et atteins-les, et dis-leur : Pourquoi avez-vous rendu le mal pour le bien ?
N'est-ce pas la coupe dont mon maître se sert pour boire et pour deviner ? Vous avez mal fait d'agir ainsi.
Et il les atteignit et leur dit ces paroles.
Et ils lui répondirent : Pourquoi mon seigneur parle-t-il de la sorte ? Loin de tes serviteurs de commettre une telle action !
Voici, l'argent que nous avons trouvé à l'entrée de nos sacs, nous te l'avons rapporté du pays de Canaan ; et comment aurions-nous dérobé de la maison de ton maître de l'argent ou de l'or ?
Et ils se hâtèrent de déposer chacun son sac à terre, et ils ouvrirent chacun son sac.
Et il fouilla, en commençant par l'aîné et finissant par le plus jeune. Et la coupe se trouva dans le sac de Benjamin.