Néhémie
Gouverneur de Judée qui a reconstruit les murs de Jérusalem après l'exil babylonien.
Ancien TestamentVersets bibliques mentionnant Néhémie
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et ils se liguèrent entre eux tous ensemble pour venir combattre contre Jérusalem et lui apporter du trouble.
Et Juda dit : Les forces des porteurs défaillent, et les décombres sont considérables, et nous, nous ne pouvons pas travailler au mur.
Et nos adversaires dirent : Ils ne sauront ni ne verront rien, jusqu'à ce que nous arrivions au milieu d'eux, et que nous les tuions et fassions cesser l'ouvrage.
Et lorsque les Juifs qui habitaient près d'eux vinrent de toute part nous dire par dix fois : Revenez vers nous !
je plaçai dans les parties basses du lieu, derrière la muraille, sur des terrains dégagés, je plaçai, dis-je, le peuple par familles, avec leurs épées, leurs lances et leurs arcs.
Et je regardai et me levai, et dis aux principaux et aux magistrats et au reste du peuple : N'ayez pas peur d'eux ! Souvenez-vous du Seigneur qui est grand et redoutable, et combattez pour vos frères, vos fils et vos filles, vos femmes et vos maisons.
Et depuis ce jour la moitié de mes gens travaillait à l'ouvrage, et l'autre moitié était armée de lances, de boucliers, d'arcs et de cuirasses, et les chefs se tenaient derrière toute la maison de Juda.
Pour ce qui est de ceux qui travaillaient à la muraille, les porteurs se chargeaient de leurs fardeaux, d'une main travaillant à l'ouvrage, et de l'autre tenant leur arme,
et les constructeurs avaient chacun son épée attachée sur ses reins, et ils bâtissaient ; et celui qui sonnait de la trompette se tenait à côté de moi.
Et je dis aux principaux et aux magistrats et au reste du peuple : L'ouvrage est considérable et étendu, et nous sommes épars sur la muraille, éloignés l'un de l'autre ;
à l'endroit d'où vous entendrez partir le son de la trompette, rassemblez-vous là vers nous ; notre Dieu combattra pour nous.
Et nous, nous travaillions à l'ouvrage, et la moitié de mes gens avait la lance en main, depuis le lever de l'aurore jusqu'à l'apparition des étoiles.
En ce temps-là aussi je dis au peuple : Que tout homme passe la nuit avec ses gens dans Jérusalem, et qu'ils nous servent de garde pendant la nuit, et travaillent pendant le jour.
Et ni moi, ni mes frères, ni mes gens, ni les hommes qui faisaient la garde sous mes ordres, nous ne quittâmes nos vêtements ; chacun avait son arme dans sa main droite.
Et il s'éleva, de la part des gens du peuple et de leurs femmes, de grandes plaintes contre leurs frères, les Juifs.
Et il y en avait qui disaient : Nos fils, nos filles et nous-mêmes, nous sommes nombreux ; nous voulons recevoir du blé pour que nous le mangions et que nous vivions.
D'autres disaient : Nos champs, nos vignes et nos maisons, nous devons les engager ; nous voulons recevoir du blé dans la disette.
Et d'autres disaient : Nous avons emprunté de l'argent sur nos champs et nos vignes pour payer le tribut du roi ;
et maintenant, notre chair est comme la chair de nos frères, nos fils sont comme leurs fils, et voici, nous devons soumettre à la servitude nos fils et nos filles, et il y a de nos filles qui y sont déjà soumises, et nous n'y pouvons rien, puisque nos champs et nos vignes sont à d'autres.
Et je fus très-irrité quand j'entendis leurs plaintes et ces paroles.
Et je pris la résolution de réprimander les principaux et les magistrats, et je leur dis : C'est sur gage que vous prêtez, chacun à son frère ! Et je convoquai contre eux une grande assemblée,
et je leur dis : Pour nous, nous avons racheté nos frères, les Juifs, vendus aux nations, autant qu'il y en avait parmi nous, tandis que vous, vous vendez vous-mêmes vos frères, et c'est à nous qu'ils sont vendus ? Et ils se turent, et ne trouvèrent rien à répondre.
Et je dis : Ce que vous faites n'est pas bien. Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu à cause des outrages des nations, nos ennemies ?
Et moi aussi, mes frères et mes gens, nous leur avons prêté de l'argent et du blé ; abandonnons ces gages !
Rendez-leur donc aujourd'hui leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et le centième de l'argent, du blé, du moût et de l'huile que vous leur avez prêtés.
Et ils dirent : Nous rendrons et ne leur demanderons rien, et nous ferons comme tu dis. Et j'appelai les sacrificateurs et je les fis jurer de tenir parole.
En outre je secouai mon manteau et je dis : Qu'ainsi Dieu secoue hors de sa maison et de son travail tout homme qui n'aura pas tenu parole, et qu'ainsi il soit secoué et dépouillé. Et toute l'assemblée dit : Amen ! Et ils louèrent l'Eternel, et le peuple tint parole.
De même, dès le jour où je fus fait leur gouverneur dans le pays de Juda, depuis la vingtième année du règne du roi Artaxerxès jusqu'à la trente-deuxième année de son règne, pendant douze ans, je n'ai pas mangé, non plus que mes frères, les vivres alloués au gouverneur ;
et les premiers gouverneurs, mes prédécesseurs, avaient chargé le peuple et avaient reçu de lui en pain et en vin pour plus de quarante sicles d'argent ; même leurs gens avaient opprimé le peuple. Pour moi, je n'ai point agi de la sorte, à cause de la crainte que j'avais de Dieu.
Et en outre j'ai travaillé à la réparation de ces murs, et nous n'avons point acquis de champs, et tous mes gens ont été assemblés là pour travailler.
Et les Juifs et les magistrats, au nombre de cent cinquante hommes, et ceux qui venaient vers nous d'entre les nations qui nous entouraient, mangeaient à ma table ;
Et ce qu'on apprêtait pour un jour, un bœuf, six moutons de choix et de la volaille, était fourni par moi, et tous les dix jours toutes sortes de vins en abondance ; et avec cela je n'ai point réclamé les vivres alloués au gouverneur, parce que le service pesait lourdement sur ce peuple.
Souviens-toi, ô Dieu, pour me faire du bien, de tout ce que j'ai fait pour ce peuple !
Et lorsque Samballat et Tobija et Guésem, l'Arabe, et le reste de nos ennemis eurent appris que j'avais bâti la muraille, et qu'il n'y restait plus de brèche, quand même jusqu'à ce temps-là je n'avais pas encore posé de battants aux portes,
Samballat et Guésem envoyèrent vers moi pour me dire : Viens, et ayons une entrevue dans les villages qui sont dans la vallée d'Ono. Or, ils méditaient de me faire du mal.
Et je leur envoyai des messagers pour leur dire : Je suis occupé à un grand ouvrage et ne puis descendre ; pourquoi cet ouvrage serait-il interrompu, si je l'abandonnais et descendais vers vous ?
Et ils me firent dire la même chose quatre fois, et je leur fis la même réponse.
Et Samballat envoya vers moi de la même manière une cinquième fois son serviteur, ayant en main une lettre ouverte,
dans laquelle était écrit : On entend dire parmi les nations, et Gaschmou affirme que toi et les Juifs vous méditez de vous révolter et c'est pour cela que tu bâtis la muraille ; et tu veux te faire leur roi, à ce qu'on dit.
Et de plus tu as établi des prophètes pour te proclamer à Jérusalem roi de Juda. Et maintenant ces propos arriveront aux oreilles du roi. Viens donc et consultons ensemble.
Et je lui envoyai dire : Les choses ne sont pas comme tu dis, mais c'est toi qui les inventes.
Car tous ces gens voulaient nous effrayer, se disant : Leurs mains se relâcheront et le travail ne se fera pas. Et maintenant fortifie mes mains !
Et j'allai dans la maison de Sémaïa, fils de Délaïa, fils de Méhétabéel, où il s'était enfermé ; et il me dit : Rencontrons-nous dans la maison de Dieu, à l'intérieur du temple, et fermons les portes du temple, car il y a des gens qui viendront pour te tuer, et ils viendront de nuit pour te tuer.
Et je dis : Un homme comme moi s'enfuirait-il ? Et quel homme comme moi entrerait dans le temple et resterait en vie? Je n'entrerai pas.
Et je reconnus que ce n'était pas Dieu qui l'avait envoyé, mais qu'il avait prononcé sa prophétie contre moi, et que Tobija et Samballat l'avaient soudoyé.
Il était soudoyé pour m'effrayer et me faire agir en conséquence et me faire pécher, et cela leur aurait servi à me faire une mauvaise réputation, pour qu'ils pussent me couvrir d'opprobre.
Souviens-toi, ô mon Dieu, de Tobija et de Samballat, selon leurs œuvres ; ainsi que de Noadia, la prophétesse, et des autres prophètes qui ont cherché à m'effrayer.
Et la muraille fut achevée le vingt-cinquième jour d'Elul, en cinquante-deux jours.
Et lorsque tous nos ennemis l'apprirent, toutes les nations d'alentour craignirent et furent fort diminuées à leurs propres yeux, et reconnurent que cette ceuvre s'était faite de par notre Dieu.
En outre, dans ces jours-là, des principaux de Juda envoyaient de nombreuses lettres à Tobija, et en recevaient de Tobija,
car beaucoup en Juda lui étaient liés par serment, car il était gendre de Sécania, fils d'Arach, et Johanan, son fils, avait épousé la fille de Mésullam, fils de Barachie ;
ils disaient même du bien de lui en ma présence, et lui rapportaient mes paroles. Tobija avait envoyé des lettres pour m'effrayer.
Et après que la muraille eut été bâtie, que j'eus posé les battants des portes, et qu'on eut établi les portiers, les chantres et les Lévites,
je donnai le commandement de Jérusalem à Hanani, mon frère, et à Hanania, commandant de la forteresse, car c'était un homme fidèle et craignant Dieu plus que beaucoup d'autres.
Et je leur dis : Les portes de Jérusalem ne s'ouvriront pas avant que la chaleur du soleil soit venue ; et pendant que les [gardes] sont encore là, les portes seront fermées et verrouillées, et l'on établira des gardes composées d'habitants de Jérusalem, les uns à leur poste, et les autres devant leurs maisons.
Et la ville était spacieuse et grande, et le peuple était en petit nombre au milieu d'elle, et l'on n'avait pas bâti de maisons.
Et mon Dieu me mit au cœur de rassembler les principaux, les magistrats et le peuple, pour en faire le dénombrement, et je trouvai le livre du dénombrement de ceux qui étaient montés la première fois, et j'y trouvai écrit ce qui suit :
Voici les habitants de la province qui revinrent de la captivité, que Nébucadnetsar, roi de Babylone, avait emmenés captifs, et qui revinrent à Jérusalem et en Juda, chacun dans sa ville,
ceux qui étaient venus avec Zorobabel, Josué, Néhémie, Azaria, Raamia, Nahamani, Mardochée, Bilsan, Mispéreth, Bigvaï, Néhum, Baana. Nombre des hommes du peuple d'Israël :
Fils de Paréos, deux mille cent soixante-douze.
Fils d'Arach, six cent cinquante-deux.
Fils d'Elam, mille deux cent cinquante-quatre.
Fils de Bigvaï, deux mille soixante-sept.
Fils d'Adin, six cent cinquante-cinq.
Fils d'Ater, de la famille d'Ezéchias, quatre-vingt dix-huit.
Fils de Hasum, trois cent vingt-huit.
Fils de Betsaï, trois cent vingt-quatre.
Fils de Harip, cent douze.
Fils de Gabaon, quatre-vingt-quinze.
Hommes d'Anathoth, cent vingt-huit.
Hommes de Micmas, cent vingt-deux.
Hommes d'un autre Nébo, cinquante-deux.
Fils de Lod, de Hadid et d'Ono, sept cent vingt-et-un.
Les Lévites : Fils de Josué et de Kadmiel, des fils de Hodéva, soixante-quatorze.
Les Néthiniens : Fils de Tsiha, fils de Hasupha, fils de Tabbaôth,
fils de Kéros, fils de Siha, fils de Padon,
fils de Réaïa, fils de Retsin, fils de Nékoda,
fils de Bésaï, fils des Méunites, fils des Néphusites,
fils de Bakbuk, fils de Hakupha, fils de Harhur,
Fils des serviteurs de Salomon : Fils de Sotaï, fils de Sophéreth, fils de Périda.
Fils de Jaala, fils de Darkon, fils de Guiddel,
Tous les Néthiniens, et les fils des serviteurs de Salomon, trois cent quatre-vingt-douze.
Et voici ceux qui montèrent de Tel-Mélach, de Tel-Harsa, de Kérub-Addan et d'Immer, et qui n'avaient pas pu établir leur maison patriarcale et leur descendance, pour prouver qu'ils fussent israélites :
Fils de Délaïa, fils de Tobie, fils de Nékoda, six cent quarante-deux.
Ces hommes cherchèrent leurs généalogies, qui ne se trouvèrent pas, et ils furent rejetés du sacerdoce.
Et le gouverneur leur dit de ne pas manger des choses très saintes jusqu'à ce qu'il y eût un sacrificateur à Urim et Thummim.
Toute l'assemblée au total était de quarante-deux mille trois cent soixante personnes,
sans compter leurs serviteurs et leurs servantes, au nombre de sept mille trois cent trente-sept ; et ils avaient deux cent quarante-cinq chantres et chanteuses.
Et quelques-uns des chefs de famille firent des dons en faveur de l'œuvre ; le gouverneur donna au trésor, en or, mille dariques, cinquante coupes, cinq cent trente tuniques de sacrificateurs ;
et quelques-uns d'entre les chefs de famille donnèrent au trésor de l'œuvre, en or, vingt mille dariques, et en argent, deux mille deux cents mines ;
et ce que donna le reste du peuple était, en or, vingt mille dariques, et en argent, deux mille mines, et soixante-sept tuniques de sacrificateurs.
Et les sacrificateurs et les Lévites, les portiers, les chantres et quelques-uns du peuple, et les Néthiniens, et tout Israël habitèrent dans leurs villes. Et le septième mois approcha, et les fils, d'Israël étaient dans leurs villes.
Et tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des Eaux, et ils dirent à Esdras, le scribe, d'apporter le livre de la loi de Moïse, que l'Eternel avait prescrite à Israël.
Et il lut dans le livre, en face de la place qui est devant la porte des Eaux, depuis l'aube jusqu'au milieu de la journée, en présence des hommes, des femmes et de ceux qui étaient capables de comprendre ; et les oreilles de tout le peuple étaient tendues vers le livre de la loi.
Et Esdras le scribe se tenait sur une estrade de bois, faite pour la circonstance, et à côté de lui, à sa droite, se tenaient Matthithia et Schéma et Anaïa et Urie et Hilkija et Maaséia, et à sa gauche Pédaïa et Misaël et Malkija et Hasum et Hasbaddana et Zacharie-Mésullam.
Et Esdras ouvrit le livre devant les yeux de tout le peuple, car il était élevé au-dessus de tout le peuple, et lorsqu'il ouvrit le livre, tout le peuple se tint debout.
Et Josué et Bani et Sérébia, Jamin, Akkub, Sabthaï, Hodija, Maaséia, Kélita, Azaria, Jozabad, Hanan, Pélaïa et les Lévites expliquaient la loi au peuple, et le peuple demeurait en place.
Et ils lurent exactement dans le livre, dans la loi de Dieu, l'exposant et en donnant l'intelligence, et le peuple comprit ce qu'on lui avait lu.
Et Néhémie, qui était le gouverneur, et le sacrificateur Esdras, le scribe, et les Lévites, qui expliquaient la loi au peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l'Eternel, votre Dieu ; ne soyez point dans le deuil et ne pleurez point ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi.
Et il leur dit : Allez, mangez des viandes grasses et buvez des boissons douces, et envoyez des portions à ceux qui n'ont rien d'apprêté, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez point, car la joie de l'Eternel, voilà votre force.