Paul
Apostle Paul, originally Saul, was a key figure in spreading Christianity after Jesus' death. His letters form a significant part of the New Testament.
Nouveau TestamentVersets bibliques mentionnant Paul
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Or les uns criaient d'une manière, les autres d'une autre, dans la foule. Et comme il ne pouvait rien apprendre de certain à cause du tumulte, il commanda qu'on le menât dans la forteresse.
Et quand Paul fut sur les degrés, il arriva qu'il fut porté par les soldats, à cause de la violence de la foule ;
car la multitude du peuple suivait, en criant : Ote-le !
Comme on allait le faire entrer dans la forteresse, Paul dit au tribun : M'est-il permis de te dire quelque chose ? Il répondit : Tu sais le grec ?
Mais Paul dit : Moi, je suis Juif, de Tarse en Cilicie, citoyen d'une ville qui n'est pas sans renom. Mais, je te prie, permets-moi de parler au peuple.
Et quand il le lui eut permis, Paul, se tenant sur les degrés, fit signe de la main au peuple ; et après qu'il se fut fait un grand silence, il leur adressa la parole en langue hébraïque, disant :
Paul fixant ses regards sur le sanhédrin, dit : Hommes frères, c'est en toute bonne conscience que je me suis conduit devant Dieu jusqu'à ce jour.
Mais le souverain sacrificateur Ananias commanda à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.
Alors Paul lui dit : Dieu te frappera, muraille blanchie ! Toi aussi, tu sièges pour me juger selon la loi, et, transgressant la loi, tu or- donnes qu'on me frappe ?
Or Paul sachant qu'une partie du conseil étaient des sadducéens, et l'autre des pharisiens, s'écria au milieu du sanhédrin : Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisiens ; c'est au sujet de l'espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement.
Et il se fit une grande clameur. Et quelques scribes du parti des pharisiens s'étant levés, disputaient violemment, en disant : Nous ne trouvons aucun mal en cet homme ; mais si un esprit ou un ange lui a parlé ?...
Et comme une grande agitation se produisait, le tribun, craignant que Paul ne fût mis en pièces par eux, ordonna que la troupe descendit pour l'enlever du milieu d'eux et le conduire dans la forteresse.
Or ils l'écoutèrent jusqu'à cette parole, et ils élevèrent leurs voix, disant : Ote de la terre un tel homme ; car il ne devrait pas vivre.
Et comme ils criaient, et qu'ils jetaient leurs vêtements, et lançaient de la poussière en l'air,
le tribun ordonna qu'il fût conduit dans la forteresse, et dit qu'on lui donnât la question par le fouet, afin de savoir pour quel sujet ils criaient ainsi contre lui.
Mais comme ils le présentaient aux lanières, Paul dit au centenier qui était présent : Vous est-il permis de fouetter un citoyen romain, et qui n'a pas été condamné ?
Le centenier ayant entendu cela, alla vers le tribun, et lui fit rapport disant : Que vas-tu faire ? car cet homme est Romain.
Et le tribun vint vers lui et lui dit : Dis-moi, es-tu Romain ? Et il répondit : Oui.
Et le tribun reprit : Moi, c'est pour une grande somme d'argent que j'ai acquis ce droit de cité. Et Paul dit : Mais moi, je l'ai de naissance.
Aussitôt donc ceux qui allaient lui donner la question se retirèrent d'auprès de lui ; et le tribun craignit aussi, sachant que Paul était Romain et qu'il l'avait fait lier.
Or le lendemain, voulant savoir positivement de quoi il était accusé par les Juifs, il le fit délier ; et il ordonna que les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin s'assemblassent ; et, ayant fait descendre Paul il le plaça au milieu d'eux.
Mais, quand le jour fut venu, les Juifs, ayant fait un complot, firent des imprécations contre eux-mêmes, disant qu'ils ne mangeraient ni ne boiraient qu'ils n'eussent tué Paul.
Or ils étaient plus de quarante qui avaient fait cette conjuration,
et, s'étant rendus vers les principaux sacrificateurs et les anciens, ils dirent : Nous avons juré, avec des imprécations contre nous-mêmes, de ne rien manger que nous n'ayons tué Paul.
Vous donc maintenant intervenez, avec le sanhédrin, auprès du tribun, afin qu'il le fasse amener devant vous, comme si vous vouliez vous informer plus exactement de son affaire ; et nous, avant qu'il approche, nous sommes prêts à le tuer.
Mais le fils de la sur de Paul, ayant ouï parler du guet-apens, vint, et étant entré dans la forteresse, le rapporta à Paul.
Et Paul ayant appelé un des centeniers, lui dit : Mène ce jeune homme vers le tribun, car il a quelque chose à lui rapporter.
Il le prit donc avec lui et le mena vers le tribun, et dit : Le prisonnier Paul m'a appelé et m'a prié de t'amener ce jeune homme qui a quelque chose à te dire.
? Et le tribun le prenant par la main et s'étant retiré à l'écart, lui demandait : Qu'est-ce que tu as à me rapporter ?
Et il dit : Les Juifs ont résolu de te prier de faire descendre demain Paul dans le sanhédrin, sous prétexte de s'informer plus exactement de son affaire.
Le tribun renvoya le jeune homme, après lui avoir donné cet ordre : Ne dis à personne que tu m'as fait connaître ces choses.
Et ayant appelé deux des centeniers, il dit : Tenez prêts, dès la troisième heure de la nuit, deux cents soldats, soixante et dix cavaliers, et deux cents archers, pour aller jusqu'à Césarée.
Et il leur commanda de préparer des montures, afin qu'ayant mis Paul dessus, ils le mènent sain et sauf au gouverneur Félix.
Il écrivit une lettre en ces termes :
Claude Lysias, au très excellent gouverneur Félix, salut !
Cet homme avait été saisi par les Juifs et allait être tué par eux, quand je suis survenu avec la troupe et le leur ai arraché, ayant appris qu'il était Romain.
J'ai trouvé qu'il était accusé au sujet de questions de leur loi, mais qu'il n'était l'objet d'aucune imputation qui méritât la mort ou les liens.
Et ayant été averti qu'un guet-apens devait être dressé contre cet homme, je l'ai aussitôt envoyé auprès de toi, ayant aussi fait savoir à ses accusateurs qu'ils eussent à parler contre lui devant toi.
Les soldats donc, selon l'ordre qu'ils avaient reçu, prirent Paul et le menèrent de nuit à Antipatris.
Et le lendemain, ayant laissé les cavaliers s'en aller avec lui, ils s'en retournèrent à la forteresse.
Les cavaliers étant arrivés à Césarée, et ayant remis la lettre au gouverneur, lui présentèrent aussi Paul.
Et quand il l'eut lue, il lui demanda de quelle province il était ; et ayant appris qu'il était de Cilicie,
il lui dit : Je t'entendrai quand tes accusateurs seront aussi venus. Et il ordonna qu'il fût gardé dans le prétoire d'Hérode.
Or cinq jours après, le souverain sacrificateur, Ananias, descendit avec quelques anciens et un certain orateur, nommé Tertulle : ils portèrent plainte auprès du gouverneur contre Paul.
C'est par toi, très excellent Félix, que nous jouissons d'une paix profonde et des réformes que ta prévoyance a procurées à cette nation ; nous le reconnaissons en tout et partout avec une entière gratitude.
Mais pour ne pas te retenir plus longtemps, je te prie de nous écouter brièvement selon ta clémence.
Nous avons en effet trouvé cet homme, qui est une peste et qui excite des séditions parmi tous les Juifs, par toute la terre, qui est chef de la secte des Nazaréens,
qui a même tenté de profaner le temple. Aussi l'avons-nous arrêté.
[et nous voulûmes le juger selon notre loi : mais le tribun Lysias étant descendu, l'a enlevé de nos mains avec beaucoup de violence, ordonnant que ses accusateurs vinssent devant toi.]
Tu pourras toi-même, en l'interrogeant, apprendre de lui toutes les choses dont nous l'accusons.
Mais Paul, après que le gouverneur lui eut fait signe de parler, répondit : Sachant que depuis plusieurs années tu es juge de cette nation, c'est avec confiance que je parle pour ma défense.
Tu peux savoir qu'il n'y a pas plus de douze jours que je suis monté à Jérusalem pour adorer.
Et ils ne m'ont trouvé ni dans le temple, ni dans les synagogues, ni dans la ville, discutant avec quelqu'un ou provoquant une sédition de la foule.
Comme je les présentais, ils m'ont trouvé purifié dans le temple, sans attroupement ni tumulte ;
c'étaient certains Juifs d'Asie, qui devraient comparaître devant toi et m'accuser, s'ils avaient quelque chose contre moi.
Mais Félix, qui connaissait assez exactement ce qui concernait cette voie, les ajourna en disant : Quand le tribun Lysias sera descendu, j'examinerai votre affaire.
Il ordonna au cenlenier de garder Paul, et qu'il eût quelque liberté, et qu'on n'empêchât aucun des siens de le servir.
Quelques jours après, Félix étant venu avec Drusille sa femme, qui était juive, envoya chercher Paul, et l'entendit parler de la foi en Christ Jésus.
En même temps aussi, il espérait que Paul lui donnerait de l'argent ; c'est pourquoi aussi il l'envoyait chercher assez fréquemment, et s'entretenait avec lui.
Or, après deux ans accomplis, Félix eut pour successeur Porcius Festus ; et voulant s'assurer la reconnaissance des Juifs, Félix laissa Paul dans les chaînes.
Festus donc étant arrivé dans la province, monta, trois jours après, de Césarée à Jérusalem.
Et les principaux sacrificateurs et les premiers d'entre les Juifs portèrent plainte auprès de lui contre Paul ; et ils le sollicitaient,
demandant contre celui-ci comme une faveur, de le faire venir à Jérusalem. Ils préparaient un guet-apens pour le tuer en chemin.
Festus donc répondit que Paul était en prison à Césarée, et que lui-même devait bientôt repartir.
Que les principaux donc d'entre vous descendent avec moi, dit-il, et s'il y a quelque chose de mauvais en cet homme, qu'ils l'accusent.
Puis, après avoir passé parmi eux pas plus de huit ou dix jours, il descendit à Césarée ; le lendemain, s'étant assis sur le tribunal, il commanda que Paul fût amené.
Et quand il fut arrivé, les Juifs qui étaient descendus de Jérusalem l'entourèrent, portant contre lui de nombreuses et graves accusations, qu'ils ne pouvaient prouver,
tandis que Paul disait pour sa défense : Je n'ai péché en rien, ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, ni contre César.
Mais Festus, voulant s'assurer la reconnaissance des Juifs, répondant à Paul, dit : Veux-tu monter à Jérusalem, et y être jugé sur ces choses en ma présence ?
Mais Paul dit : C'est devant le tribunal de César que je suis placé, c'est là que je dois être jugé. Je n'ai fait aucun tort aux Juifs, comme toi aussi tu le reconnais très bien.
Et comme ils y passaient plusieurs jours, Festus exposa au roi l'affaire de Paul, en disant : Il y a un homme que Félix a laissé prisonnier,
au sujet duquel, lorsque j'étais allé à Jérusalem, les principaux sacrificateurs et les anciens des Juifs portèrent plainte, demandant sa condamnation.
Mais Paul en ayant appelé, et demandant que sa cause fût réservée à la connaissance d'Auguste, j'ordonnai de le garder jusqu'à ce que je l'envoyasse à César.
Et Agrippa dit à Festus : Je voudrais bien aussi entendre cet homme.
Demain, dit-il, tu l'entendras. Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice étant venus en grande pompe, et étant entrés dans la salle d'audience, avec les tribuns militaires et les principaux personnages de la ville, Paul fut amené sur l'ordre de Festus.
Car il me semble déraisonnable, quand on envoie un prisonnier, de ne pas indiquer en même temps les charges relevées contre lui.
Et Agrippa dit à Paul : Il t'est permis de parler pour toi-même. Alors Paul, ayant étendu la main, dit pour sa défense :
surtout parce que tu connais parfaitement toutes les coutumes et toutes les discussions qui existent parmi les Juifs. C'est pourquoi je te prie de m'écouter avec patience.
En quoi juge-t-on incroyable parmi vous que Dieu ressuscite des morts ?
Dans ces circonstances, me rendant à Damas, avec pouvoir et autorisation des principaux sacrificateurs,
au milieu du jour, je vis, ô roi, sur le chemin, une lumière qui venait du ciel, et dont l'éclat surpassait celui du soleil, resplendir autour de moi et de ceux qui faisaient route avec moi.
Et nous tous étant tombés par terre, j'entendis une voix qui me dit en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il t'est dur de regimber contre les aiguillons.
Mais moi je dis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus, que tu persécutes.
Or comme il parlait ainsi pour sa défense, Festus dit à haute voix : Tu es hors de sens, Paul ; ton grand savoir te met hors de sens.
Et Paul dit : Je ne suis point hors de sens, très excellent Festus, mais je prononce des paroles de vérité et de bon sens.
Car il est bien informé de ces choses, le roi à qui aussi je parle avec assurance ; je suis persuadé qu'il n'ignore rien de ces choses ; car ceci ne s'est pas passé en cachette.
Et Agrippa répondit à Paul : Il s'en faut peu que tu me persuades de me faire chrétien.
Mais Paul dit : Qu'il s'en faille peu ou beaucoup plaise à Dieu que, non seulement toi, mais aussi tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui vous deveniez tels que je suis, à l'exception de ces liens !
Et s'étant retirés à part, ils parlaient entre eux disant : Cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort ou de liens.
Or, après qu'il eut été résolu que nous nous embarquerions pour l'Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centenier nommé Jules, de la cohorte Auguste.
Le jour suivant nous arrivâmes à Sidon ; et Jules, traitant Paul avec humanité, lui permit d'aller chez ses amis pour recevoir leurs soins.
Et là le centenier, ayant trouvé un vaisseau d'Alexandrie qui faisait voile pour l'Italie, nous y fit monter.
Comme il s'était écoulé beaucoup de temps, et que la navigation était déjà dangereuse, parce que le jeûne même était déjà passé, Paul les avertissait
disant : hommes, je vois que la navigation se fera au milieu d'une tempête et avec de grandes pertes, non seulement pour la cargaison et le navire, mais aussi pour nos personnes.
Mais le centenier ajoutait plus de foi au pilote et au maître du vaisseau qu'à ce que Paul disait.
Et comme il y avait longtemps qu'on n'avait mangé, Paul se leva alors au milieu d'eux et dit : hommes, vous auriez dû m'écouter, et ne pas partir de Crète, et éviter ainsi cette tempête et cette perte.
Car un ange du Dieu à qui je suis et que je sers, m'est apparu cette nuit, disant :
Ne crains point, Paul, il faut que tu comparaisses devant César ; et voici, Dieu t'a donné tous ceux qui naviguent avec toi.
Et ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses ; puis étant passés un peu plus loin et l'ayant jetée de nouveau, ils trouvèrent quinze brasses.
Paul dit au centenier et aux soldats : Si ceux-ci ne demeurent dans le vaisseau, vous ne pouvez être sauvés.