Job
Un homme juste dont la foi est mise à l'épreuve par Satan avec la permission de Dieu, souffrant de grandes pertes et de maladies, mais restant fidèle.
Ancien TestamentVersets bibliques mentionnant Job
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Et la parole de l'Eternel me fut adressée en ces mots :
et que ces trois hommes y fussent, Noé, Daniel et Job, ils délivreraient, eux, leur âme par leur justice, dit le Seigneur l'Eternel.
et que Noé, Daniel et Job fussent là, je suis vivant, dit le Seigneur l'Eternel : ils ne délivreraient ni un fils ni une fille ; eux, par leur justice, délivreraient leur âme.
Et les fils d'Issacar : Thola, Puva, Job et Schimron.
Et les fils de Zabulon : Séred, Elon et Jachléel.
Il y avait dans le pays de Uts un homme qui s'appelait Job. Cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu et s'écartait du mal.
Il lui naquit sept fils et trois filles.
Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses et des serviteurs en très grand nombre. Cet homme-là était le plus grand de tous les fils de l'Orient.
Ses fils allaient faire un festin chez chacun d'eux à tour de rôle, et ils invitaient leurs trois sœurs à manger et à boire avec eux.
Et, quand ils avaient achevé le tour des festins, Job les faisait venir pour les sanctifier ; et le lendemain, dès le matin, il offrait pour chacun d'eux un holocauste ; car Job se disait : Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils renié Dieu dans leurs cœurs. C'est ainsi que Job agissait toujours.
Il arriva, un jour où les fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Eternel, que Satan aussi vint au milieu d'eux.
Et l'Eternel dit à Satan : D'où viens-tu ? Et Satan répondit à l'Eternel : De parcourir la terre et de m'y promener.
L'Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Car il n'y a personne comme lui sur la terre, intègre et droit, craignant Dieu et s'écartant du mal.
Satan répondit à l'Eternel : Est-ce gratuitement que Job craint Dieu ?
N'est-ce pas toi qui l'as entouré d'une haie, lui, sa maison et tout ce qui est à lui ? Tu as béni le travail de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays.
Mais étends donc la main et frappe tout ce qui lui appartient ; on verra s'il ne te renie pas en face !
L'Eternel dit à Satan : Voici, je te livre tout ce qui lui appartient, mais n'étends pas la main sur lui. Et Satan sortit de la présence de l'Eternel.
Il arriva, un jour où ses fils et ses filles mangeaient et buvaient chez leur frère aîné,
qu'un messager vint vers Job et dit : Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient près d'eux,
quand les Sabéens ont fondu sur eux et les ont enlevés ; ils ont passé les serviteurs au fil de l'épée ; et je me suis échappé moi seul pour te l'annoncer.
Il parlait encore qu'un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel ; il a frappé les brebis et les serviteurs et les a dévorés ; et je me suis échappé moi seul pour te l'annoncer.
Il parlait encore qu'un autre vint et dit : Les Chaldéens, formés en trois bandes, se sont jetés sur les chameaux et les ont enlevés ; ils ont passé les serviteurs au fil de l'épée ; et je me suis échappé moi seul pour te l'annoncer.
Il parlait encore qu'un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient chez leur frère aîné,
quand vint d'au-delà du désert un vent violent qui a donné contre les quatre coins de la maison ; elle est tombée sur les jeunes gens et ils sont morts ; et je me suis échappé moi seul pour te l'annoncer.
Et Job se leva et déchira son manteau ; il se rasa la tête, se jeta à terre et se prosterna.
Et il dit : Nu je suis sorti du sein de ma mère, nu j'y retournerai ; l'Eternel a donné, l'Eternel a repris ; que le nom de l'Eternel soit béni !
En tout cela, Job ne pécha point et n'attribua rien de malséant à Dieu.
Il arriva, un jour où les fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Eternel, que Satan aussi vint au milieu d'eux se présenter devant l'Eternel.
Et l'Eternel dit à Satan : D'où viens-tu ? Satan répondit à l'Eternel : De parcourir la terre et de m'y promener.
L'Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Car il n'y a personne comme lui sur la terre, intègre et droit, craignant Dieu et s'écartant du mal ; il persévère toujours dans son intégrité, et tu m'as excité, contre lui pour que je le perde sans motif.
Satan répondit à l'Eternel et dit : Peau pour peau ; un homme donnera pour sa vie tout ce qui lui appartient.
Mais étends donc la main, frappe ses os et sa chair ; on verra s'il ne te renie pas en face !
L'Eternel dit à Satan : Voici, il est en ton pouvoir ; seulement respecte sa vie.
Satan sortit de la présence de l'Eternel ; il frappa Job d'un ulcère malin, de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête.
Job prit un tesson pour se gratter, et il était assis sur la cendre.
Et sa femme lui dit : Tu persévères encore dans ton intégrité ? Renie Dieu et meurs !
Et il lui dit : Tu parles comme parle une femme insensée. Quoi ! Nous recevrions les biens de la main de Dieu, et nous n'en recevrions pas les maux ?
En tout cela, Job ne pécha point par ses lèvres.
Trois amis de Job apprirent tous ces malheurs qui lui étaient arrivés. Ils vinrent, chacun de son pays, Eliphaz de Théman, Bildad de Suach et Tsophar de Naama, et se concertèrent pour aller le plaindre et le consoler.
Ayant levé les yeux de loin, ils ne le reconnurent pas ; et ils élevèrent la voix et pleurèrent ; ils déchirèrent chacun leur manteau et jetèrent vers le ciel de la poussière pour qu'elle retombât sur leurs têtes.
Ils restèrent assis sur la terre près de lui, sept jours et sept nuits ; aucun d'eux ne lui disait une parole, parce qu'ils voyaient que sa douleur était très grande.
Après cela Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
Et Job prit la parole et dit :
Périsse le jour où je suis né,
Et la nuit qui a dit : Un homme est conçu !
Ce jour-là, qu'il soit ténèbres,
Que Dieu, d'en-haut, ne s'en informe pas,
Que la lumière ne resplendisse pas sur lui !
Que les ténèbres et l'obscurité le réclament,
Qu'une nuée repose sur lui,
Que des éclipses l'épouvantent !
Cette nuit-là, qu'une sombre brume s'en empare,
Qu'elle ne compte pas dans les jours de l'année,
Qu'elle n'entre pas au nombre des mois !
Voici, que cette nuit-là soit stérile,
Que l'allégresse en soit bannie !
Qu'ils la marquent d'un signe, ceux qui maudissent les jours,
Ceux qui sont experts à exciter le Léviathan !
Que les astres de son matin s'obscurcissent,
Qu'elle s'attende à la lumière et qu'il n'en vienne pas,
Et qu'elle ne voie pas les paupières de l'aurore,
Puisqu'elle n'a pas fermé les portes du sein qui m'a porté,
Et qu'elle n'a pas dérobé le malheur à mes yeux.
Pourquoi ne suis-je pas mort dès les entrailles de ma mère ?
Pourquoi n'ai-je pas expiré en sortant de son sein ?
Pourquoi des genoux m'ont-ils reçu ?
Pourquoi des mamelles, pour m'allaiter ?
Car maintenant, je serais couché et je serais tranquille ;
Je dormirais, et alors j'aurais du repos,
Avec les rois et les arbitres du monde,
Qui se sont bâti des ruines ;
Ou avec les princes à qui l'or appartenait,
Qui remplissaient leurs maisons d'argent ;
Ou bien, comme l'avorton caché, je n'aurais pas vécu,
Comme les petits enfants qui n'ont pas vu la lumière.
Là, les méchants cessent de tourmenter,
Là se reposent ceux qui sont privés de force ;
Les captifs sont réunis en sécurité ;
Ils n'entendent pas la voix de l'exacteur.
Petits et grands s'y confondent,
L'esclave y est libre de son maître.
Pourquoi donner la lumière aux malheureux,
Et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme ;
Qui souhaitent la mort, et elle ne vient pas,
Et qui la recherchent plus ardemment que des trésors ;
Qui se réjouiraient jusqu'à l'allégresse,
Tressailleraient de joie, s'ils trouvaient le tombeau ;
A l'homme dont la route est obscure,
Et que Dieu enferme de toutes parts ?
Car mes gémissements me tiennent lieu de pain,
Mes rugissements se répandent comme les eaux ;
Car, dès que je crains un mal, il m'atteint,
Et ce que je redoute m'arrive.
Avant que j'aie pu trouver trêve, paix et repos,
Viennent de nouveaux tourments !
Eliphaz de Théman prit la parole et dit :
Si l'on se hasarde à t'adresser la parole, seras-tu fâché ?
Mais qui pourrait garder le silence ?
Voici, tu en as redressé plusieurs,
Et tu as fortifié les mains débiles ;
Tes paroles ont relevé celui qui bronchait,
Tu as affermi les genoux chancelants.
Mais maintenant que c'est toi qui es atteint, tu es fâché ;
Parce que tu es frappé, tu es éperdu !
Ta piété n'est-elle pas ta force,
Et l'intégrité de tes voies, ta confiance ?
Rappelle-toi si jamais innocent a péri ;
Si quelque part les hommes droits ont été détruits.
A ce que j'ai vu, ceux qui labourent l'iniquité
Et qui sèment le malheur, le récoltent.
Au souffle de Dieu, ils périssent ;
Ils sont consumés par le vent de sa colère.
Les rugissements du lion, les grondements de sa voix sont étouffés ;
Les dents des lionceaux sont arrachées.
Le lion périt, faute de proie,
Et les petits de la lionne sont dispersés.
Comme j'étais livré aux pensées qu'inspirent les visions de la nuit,
A l'heure où un profond sommeil s'abat sur les hommes.
Une frayeur me surprit avec un tremblement,
Et secoua tous mes os.
Un souffle passa sur mon visage,
Les poils de ma chair se dressèrent.
Un être était là, dont je ne reconnaissais pas les traits ;
Une figure, devant mes yeux.
J'entendis un murmure, puis une voix :
Le mortel serait-il juste devant Dieu ?
L'homme sera-t-il pur devant son Créateur ?
Entre le matin et le soir ils sont détruits ;
Sans qu'on y prenne garde, ils périssent à toujours.
Leur corde n'est-elle pas arrachée ?
Ils meurent sans posséder la sagesse.
Appelle donc ! Quelqu'un te répondra-t-il ?
Et auquel des saints t'adresseras-tu ?
Car le dépit tue l'insensé,
L'irritation fait mourir l'ignorant.
J'ai vu un insensé étendre au loin ses racines,
Et soudain j'ai vu sa maison maudite.
Ses fils sont éloignés du salut,
On les foule au tribunal et personne ne les délivre.
Sa récolte, un affamé la mange,
Il la prend même entre les épines,
Et le filet guette ses biens.
Car le malheur ne sort pas de la poussière,
Et la souffrance ne germe pas de la terre ;
Mais l'homme naît pour la souffrance,
Comme l'étincelle pour s'élever en l'air.
Pour moi, je m'adresserais au Tout-Puissant ;
J'exposerais ma cause à Dieu :
Il fait des choses grandes, insondables ;
Des merveilles qu'on ne saurait compter ;
Il relève, ceux qui sont abaissés,
Et les affligés arrivent à la délivrance.
Il anéantit les projets des fourbes,
Et leurs mains ne font rien de sensé.
Il prend les habiles dans leur ruse,
Et le conseil des fourbes est déjoué.
De jour ils se heurtent contre les ténèbres,
Ils tâtonnent en plein midi comme de nuit.
Ainsi Dieu délivre le pauvre de l'épée de leur bouche
Et de la main du puissant ;
Le faible reprend confiance,
Et l'iniquité a la bouche fermée.
Voici, heureux est l'homme que Dieu châtie !
Ne méprise pas la correction du Puissant !