Job
Un homme juste dont la foi est mise à l'épreuve par Satan avec la permission de Dieu, souffrant de grandes pertes et de maladies, mais restant fidèle.
Ancien TestamentVersets bibliques mentionnant Job
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Alors, produis ta plainte et je répondrai,
Ou bien je parlerai et tu répliqueras.
Combien ai-je commis de fautes et de péchés ? Fais-moi connaître mon offense et mon péché !
Pourquoi caches-tu ta face
Et me regardes-tu comme ton ennemi ?
Veux-tu épouvanter une feuille qui vole,
Poursuivre une paille desséchée,
Que tu écrives contre moi des choses amères,
Que tu me tiennes compte des fautes de ma jeunesse,
Que tu mettes mes pieds dans des entraves,
Que tu surveilles tous mes sentiers,
Que tu traces une limite à mes pas ?
Et lui, il tombe en poussière comme un bois pourri,
Comme un habit que la teigne a dévoré.
L'homme, né de la femme,
Vit peu de jours et il est rassasié de tracas.
Comme une fleur, il germe, on le coupe ;
Il fuit comme une ombre et n'a point de consistance.
Et c'est sur un tel homme que tu as l'œil ouvert,
C'est moi que tu appelles en justice contre toi !
Quel être pur est sorti d'un être impur,
Pas un seul !
Puisque ses jours sont comptés,
Que tu connais le nombre de ses mois,
Que tu lui as posé un terme qu'il ne peut franchir,
Détourne de lui tes regards, et qu'il puisse respirer,
Qu'il jouisse du moins comme un mercenaire de la fin de sa journée ;
Car pour un arbre il reste de l'espoir ;
Coupé, il verdira encore,
Il ne laisse pas de produire des rejetons.
Si sa racine vieillit dans la terre,
Et que son tronc meure dans la poussière,
Mais l'homme, quand il meurt, le voilà étendu ;
Et quand le mortel expire, où est-il ?
Les eaux d'un lac s'écoulent,
Un fleuve tarit et se dessèche.
Ainsi l'homme se couche pour ne plus se relever ;
Jusqu'à ce que les cieux disparaissent, il ne se réveillera plus,
Il ne sortira pas de son sommeil.
Ah ! si lu voulais me cacher dans le séjour des morts,
Me mettre à l'abri jusqu'à ce que ta colère soit passée,
Me fixer un terme après lequel tu te souviendrais de moi !
Quand l'homme meurt, revit-il ?...
Tout le temps de ma corvée, j'attendrais,
Jusqu'à ce qu'on me relevât de mon poste.
Tu appellerais, et moi je te répondrais ;
Tu languirais après l'œuvre de tes mains.
Alors tu compterais mes pas,
Tu ne ferais plus attention à mon péché.
Mon offense serait scellée dans un sac,
Tu blanchirais mon iniquité.
Les eaux creusent la pierre,
Leurs flots débordés entraînent la poussière de la terre...
Ainsi tu détruis l'espoir de l'homme.
Tu le subjugues pour toujours, et il s'en va ;
Tu flétris son visage, et tu le fais disparaître.
Que ses enfants soient honorés, il n'en sait rien ;
Qu'ils soient dans la détresse, il ne s'en aperçoit pas.
Sa chair ne souffre que pour lui
Et son âme n'est dans le deuil que pour lui.
Eliphaz de Théman prit la parole et dit :
Un sage répond-il par des paroles en l'air ?
Gonfle-t-il sa poitrine de vent,
En disputant par des paroles inutiles,
Par des mots qui ne lui servent de rien ?
Bien plus, tu anéantis la piété,
Tu diminues le respect envers Dieu !
Car ton iniquité enseigne ta bouche,
Et tu as recours au langage des fourbes.
Ta bouche te condamne et non pas moi,
Tes lèvres témoignent contre toi,
Es-tu né le premier des hommes ?
As-tu été enfanté avant les collines ?
Entends-tu ce qui se dit dans le conseil de Dieu ?
Attires-tu à toi la sagesse ?
Que sais-tu que nous ne sachions pas ?
Que comprends-tu, qui ne nous soit familier ?
Parmi nous aussi se trouvent des têtes grises, des vieillards,
Plus chargés de jours que ton père.
Est-ce trop peu de chose pour toi que les consolations de Dieu,
Et que les paroles douces qu'on t'adresse ?
Où t'emporte ton cœur ?
Que veulent dire ces roulements d'yeux,
Que tu tournes ta colère contre Dieu,
Et que tu fasses sortir de ta bouche de telles paroles ?
Qu'est-ce que l'homme pour qu'il soit pur,
Et le fils de la femme, pour qu'il soit juste ?
Voici, il ne se fie pas à ses saints,
Et le ciel n'est pas pur à ses yeux ;
Combien moins l'abominable et le pervers,
L'homme qui boit l'iniquité comme l'eau !
Je veux t'instruire ; écoute-moi ;
Je te rapporterai ce que j'ai vu,
A eux seuls le pays avait été donné,
Aucun étranger ne passait au milieu d'eux.
Des sons effrayants frappent ses oreilles ;
En pleine paix, le destructeur le surprend.
Il désespère de jamais sortir de l'obscurité,
Il se sent guetté par l'épée.
Il erre à la recherche de son pain : Où le trouver ?
Il sait qu'un jour d'obscurité l'attend.
L'angoisse et le tourment l'épouvantent,
Ils l'assaillent comme un roi prêt à combattre.
Car il a étendu la main contre Dieu,
Il s'est élevé contre le Puissant,
Il a couru contre lui le cou tendu,
Sous le dos épais de ses boucliers ;
Il a le visage couvert de graisse,
Les reins chargé d'embonpoint ;
Et il habite des villes détruites,
Des maisons où l'on ne doit pas demeurer,
Qui sont destinées à devenir des monceaux de pierres.
Il ne s'enrichira pas, sa fortune ne subsistera pas,
Ses gerbes ne s'inclineront pas vers la terre.
Il n'échappera pas aux ténèbres ;
La chaleur desséchera ses rejetons,
Il disparaîtra par le souffle de sa bouche.
Qu'il ne s'appuie pas sur la vanité ; c'est une illusion,
Car la vanité sera sa récompense.
Et celle-ci se présentera avant l'heure ;
Son rameau ne verdira pas.
Il est comme la vigne dont on arracherait le raisin trop tôt,
Comme un olivier dont on ferait tomber les fleurs.
En effet, la troupe des impies est stérile ;
Le feu dévore les tentes de l'homme vénal.
Job prit la parole et dit :
J'ai entendu bien des choses pareilles ;
Vous êtes tous des consolateurs fâcheux.
Y aura-t-il une fin à ces paroles en l'air ?
Qu'est-ce qui t'excite à répondre ?
Moi aussi, je pourrais parler comme vous.
Si seulement vous étiez à ma place,
J'arrangerais des discours contre vous,
Je secouerais la tête à votre sujet.
Je vous encouragerais... de ma bouche,
Je vous calmerais par la pitié... de mes lèvres !
Si je parle, ma douleur ne se calme pas,
Si je me tais, en quoi suis-je soulagé ?
Mais, maintenant, tu m'as tout épuisé,
Tu as dispersé tout mon entourage,
Tu m'as terrassé ; témoignage contre moi !
Mes souffrances imméritées s'élèvent contre moi ! et m'accusent en face !
Sa colère m'a déchiré et me poursuit ;
Il a grincé les dents contre moi,
Mon adversaire me transperce des yeux.
Ils ont ouvert la bouche toute grande contre moi,
Ils m'ont frappé la joue ignominieusement,
Tous ensemble ils serrent les rangs contre moi.
Dieu me livre à l'homme inique,
Il me jette entre les mains des méchants.
J'étais en paix : il m'a accablé,
Il m'a saisi à la nuque, et m'a écrasé,
Et m'a posé devant lui comme cible.
Ses flèches m'environnent ;
Il me perce les reins sans pitié,
Il répand ma bile à terre.
Il me fait blessure sur blessure,
Il court contre moi comme un puissant guerrier.
J'ai attaché un sac sur ma peau,
J'ai enfoncé ma corne dans la poussière.
Mon visage est tout rouge de pleurs,
Une ombre de la mort repose sur mes paupières,
Bien qu'il n'y ait pas de violence dans mes mains,
Et que ma prière soit pure !
Terre, ne couvre pas mon sang !
Que mon cri ne s'arrête nulle part !
Maintenant déjà, voici, mon témoin est dans le ciel,
Et mon garant dans les hauts lieux.
Mes amis sont des moqueurs !
C'est vers Dieu que se tournent mes yeux en pleurs.
Afin qu'Il donne raison à l'homme contre Dieu,
Au fils de l'homme contre ses amis.
Car les ans qui me sont comptés s'avancent :
Je marche sur un sentier d'où je ne reviendrai pas.
Mon souffle s'en va, mes jours sont éteints,
La tombe seule est à moi.
Si seulement je n'étais pas entouré de railleries,
Et que mon œil ne dût pas contempler leurs attaques !
Dépose, je te prie, [un gage] ; sois toi-même garant pour moi auprès de toi !
Qui d'autre voudrait me frapper dans la main ?
Car tu as fermé leurs cœurs à la sagesse,
C'est pourquoi tu ne les laisseras pas triompher !
On invite les amis à partager,
Et les yeux des enfants se consument.
Il m'a fait passer en proverbe chez les peuples,
Et je suis devenu quelqu'un à qui l'on crache au visage,
Tellement que mes yeux sont éteints par le chagrin,
Et que mes traits sont tous comme de l'ombre.
Les hommes droits en sont stupéfaits,
Et l'innocent s'indigne contre l'impie.
Mais le juste poursuit son chemin avec fermeté,
Et celui dont les mains sont pures prend une force nouvelle.
Mais vous tous, vous avez beau revenir :
je ne trouverai pas un sage parmi vous.
Mes jours ont passé, mes projets sont détruits,
Ces trésors de mon cœur !
Ils font de la nuit le jour ;
En pleine obscurité ils prétendent que le jour est proch,.
Quand je compte sur le sépulcre pour ma demeure,
Que j'ai préparé ma couche dans les ténèbres,
Que j'ai dit au tombeau : Tu es mon père !
A la corruption : Ma mère, ma sœur !
Où est donc mon espérance,
Et mon espérance, qui pourrait la voir ?
Elle descend vers les portes du sépulcre,
Et peut-être alors aurons-nous, elle et moi, du repos dans la poussière.
Jusqu'à quand ferez-vous la chasse aux mots ?
Soyez raisonnables, ensuite nous parlerons.
Pourquoi nous considère-t-on comme des bêtes ?
Pourquoi sommes-nous stupides, à vos yeux ?
Il se déchire lui-même dans sa colère !
Est-ce qu'à cause de toi la terre sera abandonnée,
Et le rocher transporté hors de sa place ?