Job
Un homme juste dont la foi est mise à l'épreuve par Satan avec la permission de Dieu, souffrant de grandes pertes et de maladies, mais restant fidèle.
Ancien TestamentVersets bibliques mentionnant Job
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Es-tu entré jusqu'aux sources de la mer ?
T'es-tu promené au fond de l'abîme ?
Les portes de la mort se sont-elles montrées à toi ?
As-tu vu les portes de l'ombre de la mort ?
As-tu embrassé du regard les vastes espaces de la terre ?
Parle, si tu connais tout cela !
Quel est le chemin qui conduit au séjour de la lumière ?
Et les ténèbres, sais-tu où est leur résidence,
Pour aller les chercher dans leur domaine
Et pour distinguer les sentiers de leur demeure ?
Tu le sais, car alors tu étais né,
Le nombre de tes jours est grand !
Es-tu entré jusqu'aux trésors de la neige ?
As-tu vu les trésors de la grêle,
Que j'ai réservés pour le temps de la détresse,
Pour le jour de la bataille et de la guerre ?
Par quel chemin la lumière se répand-elle,
Et le vent d'orient souffle-t-il sur la terre ?
Qui a ouvert des canaux à la pluie,
Tracé la route aux éclairs,
Pour qu'il pleuve sur un pays sans habitants,
Sur un désert où il n'y a point d'hommes,
Pour rassasier les solitudes désolées,
Et pour faire germer une fraîche verdure !
La pluie a-t-elle un père,
Ou qui a engendré les gouttes de rosée ?
Du sein de qui est sortie la glace,
Et le givre du ciel, qui l'a enfanté ?
Les eaux se durcissent comme de la pierre,
Et la surface de l'abîme devient solide.
Est-ce toi qui noues les liens des Pléiades,
Ou qui détaches les cordes d'Orion ?
Fais-tu sortir les Hyades en leur temps ?
Conduis-tu la Grande Ourse avec ses petits ?
Connais-tu les lois du ciel ?
Règles-tu son influence sur la terre ?
Elèves-tu la voix jusqu'aux nues,
Tellement que des torrents d'eau te couvrent ?
Les éclairs partent-ils à ton commandement,
Et te disent-ils : Nous voici ?
Qui a donné de la sagesse aux sombres nuages,
Ou qui a donné de l'intelligence aux nuées ?
Qui compte avec sagesse les nues,
Et les outres du ciel, qui les incline,
Quand la poussière coule, puis se durcit,
Et que les mottes de terre se soudent entre elles ?
Chasses-tu la proie pour la lionne ?
Assouvis-tu la faim des lionceaux
Quand ils se courbent dans les cavernes,
Qu'ils se tiennent en embuscade dans les taillis ?
Qui prépare au corbeau sa pâture,
Quand ses petits crient à Dieu,
Qu'ils errent sans nourriture ?
Sais-tu le temps où les chèvres des rochers mettent bas ?
As-tu observé quand les biches sont dans les douleurs ?
Comptes-tu les mois de leur gestation,
Sais-tu le temps où elles font leurs petits ?
Elles se courbent, elles mettent bas leur portée,
Elles se délivrent de leurs douleurs.
Leurs petits deviennent forts, ils grandissent en pleine campagne ;
Les voilà partis pour ne plus revenir vers elles !
J'ai fait de la steppe sa demeure,
De la terre salée son habitation.
Il erre sur les montagnes pour trouver sa pâture,
Il est à la recherche de tout ce qui verdoie.
Le buffle voudra-t-il te servir,
Passera-t-il la nuit près de ta crèche ?
Attacheras-tu le buffle avec une corde pour le faire labourer ?
Te suivra-t-il pour herser les vallées !
Te fieras-tu à lui parce que sa force est grande ?
Lui remettras-tu tes travaux ?
Compteras-tu sur lui pour amasser tes semailles
Et amasser [le blé] sur ton aire ?
Non, elle abandonne ses œufs à la terre,
Elle les fait chauffer sur la poussière.
Elle oublie qu'un pied peut les écraser,
Que les bêtes sauvages peuvent les fouler.
Elle traite durement ses petits, comme s'ils n'étaient pas à elle ;
Son travail sera vain, elle ne s'en émeut point.
Quand elle prend son essor,
Elle se rit du cheval et de son cavalier.
Est-ce toi qui donnes au cheval la force,
Qui revêts son cou d'une crinière frémissante ?
Le fais-tu bondir comme la sauterelle ?
Quand il hennit fièrement, c'est la terreur !
Il creuse le sol dans la vallée, et se réjouit de sa force,
Il s'élance au-devant des armes.
Il se rit de la frayeur, il ne tremble pas,
Il ne recule pas devant l'épée.
Sur lui résonne le carquois,
Brillent la lance et le javelot.
Bondissant, frémissant, il dévore le sol,
Il ne se contient plus quand résonne la trompette.
A, l'ouïe de la trompette, il dit : Hourra !
De loin il flaire la guerre,
Les cris des chefs et le tumulte.
Est-ce grâce à ton intelligence que l'épervier prend son vol,
Et qu'il déploie ses ailes vers le sud ?
Il habite et niche dans les rochers,
Sur les dents des rochers et les lieux forts.
L'Eternel répondit à Job et dit :
Le censeur disputera-t-il avec le Puissant ?
Que celui qui fait la leçon à Dieu réponde !
Job répondit à l'Eternel et dit :
Ah ! je suis trop peu de chose ! que te répondrai-je ?
J'ai mis la main sur ma bouche.
J'ai parlé une fois, et je ne répliquerai plus,
Deux fois, et je ne continuerai pas.
L'Eternel adressa la parole à Job du milieu du tourbillon, et dit :
Voyons, ceins tes reins comme un homme ;
Je t'interrogerai, et tu m'instruiras.
Veux-tu donc anéantir mon droit,
Me condamner pour te justifier !
As-tu un bras pareil à celui de Dieu ?
Peux-tu, comme lui, faire tonner ta voix ?
Orne-toi de majesté et de grandeur ;
Revêts-toi de splendeur et de magnificence !
Donne un libre cours aux accès de ta colère,
Regarde tous les hautains et abaisse-les !
Regarde tous les hautains, humilie-les ;
Ecrase sur place les méchants.
Cache-les tous dans la poussière,
Cache leurs visages dans l'obscurité.
Alors, moi aussi, je te louerai
De ce que ta droite te procure du secours.
Voici l'hippopotame, que j'ai fait en même temps que toi ;
Il mange de l'herbe comme le bœuf.
Voici, sa force est dans ses reins,
Sa vigueur dans les muscles de son ventre.
Il raidit sa queue comme un cèdre,
Les nerfs de ses cuisses sont entrelacés.
Ses os sont des tubes d'airain,
Ses côtes comme des barres de fer.
C'est le chef-d'œuvre de Dieu ;
Son créateur lui a fourni sa faux,
Les lotus le couvrent de leur ombre,
Les saules de là rivière l'environnent.
Si un fleuve s'emporte, il ne s'effraie pas,
Il reste calme, quand un Jourdain monte jusqu'à sa gueule.
Peut-on l'attaquer face à face,
Le prendre dans des filets pour lui percer le nez ?
Tireras-tu le crocodile à l'hameçon ?
Lui presseras-tu la langue avec ta ligne ?
Lui mettras-tu un jonc dans le nez ?
Lui perceras-tu la joue avec un crochet ?
T'adressera-t-il de nombreuses supplications ?
Te dira-t-il de douces paroles ?
Fera-t-il alliance avec toi ?
Le prendras-tu pour esclave à toujours ?
Joueras-tu avec lui comme avec un oiseau ?
Le mettras-tu à l'attache pour tes jeunes filles ?
Des associés en feront-ils commerce ?
Le partageront-ils entre les Cananéens ?
Couvriras-tu sa peau de dards,
Sa tête de harpons ?
Porte ta main sur lui !
Si tu songes à l'attaquer, tu ne recommenceras pas.
Voici, on est trompé dans son attente;
N'est-on pas atterré à son seul aspect ?
Nul n'est assez téméraire pour l'exciter ;
Qui donc me résisterait en face !
Qui m'a prévenu, pour que je doive m'acquitter envers lui ?
Ce qui est sous tous les cieux, est à moi !
Je veux encore parler de ses membres,
Louer sa force et la beauté de sa structure.
Qui a soulevé le dessus de son vêtement ?
Qui pénétrera entre ses deux mâchoires ?
Qui ouvrira les portes de sa face ?
Autour de ses dents habite la terreur.
Magnifiques sont les rangées de ses boucliers,
Etroitement unis comme par un sceau :
L'un touche à l'autre,
Et l'air ne pénètre pas entre eux.
Ils sont soudés ensemble,
Ils se tiennent et ne se laissent point séparer.
Ses éternuements produisent un jet de lumière,
Et ses yeux sont comme les paupières de l'aurore.
Des brandons sortent de sa gueule ;
Des étincelles de feu s'en échappent.
De ses naseaux sort de la fumée,
Comme d'un pot bouillonnant et d'une chaudière.
Dans son cou réside la force,
Et devant lui bondit la frayeur.
Les fanons de sa chair sont fermes ;
Coulés sur lui, ils ne branlent pas.
Son cœur est dur comme la pierre,
Dur comme la meule de dessous.
Quand il se lève, les forts ont peur ;
Ils s'enfuient éperdus.
Quand on l'atteint de l'épée, elle n'a aucun effet,
Non plus que la lance, le dard et la cuirasse.
Il estime le fer comme de la paille,
L'airain comme du bois pourri.
La fille de l'arc ne le met pas en fuite ;
Les pierres de la fronde se changent pour lui en chaume.
Il ne fait pas plus de cas de la hache d'armes que du chaume
Et il se rit du frémissement du javelot.
Son ventre est garni de tessons pointus ;
Il laisse sur le limon l'empreinte d'une herse.