Job
Un homme juste dont la foi est mise à l'épreuve par Satan avec la permission de Dieu, souffrant de grandes pertes et de maladies, mais restant fidèle.
Ancien TestamentVersets bibliques mentionnant Job
Ce personnage apparaît dans 1023 verset(s) identifié(s) — page 6 sur 11.
Les mottes de la vallée lui sont légères ;
Tous les hommes suivent ses traces,
Et il a eu de nombreux devanciers.
Comment donc m'offrez-vous d'aussi vaines consolations ?
Il ne reste de vos réponses que fausseté.
Eliphaz de Théman prit la parole et dit :
L'homme serait-il utile à Dieu ?
Non, c'est à lui-même que le sage est utile.
Est-ce un avantage pour le Puissant, que tu sois juste ?
Ou y a-t-il pour lui du profit, quand tu vis dans l'intégrité ?
Est-ce à cause de ta piété qu'il te châtie ?
Qu'il entre en jugement avec toi ?
N'est-ce pas parce que ta méchanceté est grande,
Et qu'il n'y a pas de fin à tes iniquités ?
Tu exigeais sans cause des gages de ton frère,
Tu dépouillais les pauvres de leurs habits.
Tu ne donnais pas de l'eau à boire à l'homme altéré,
Tu refusais du pain à l'affamé.
C'est à l'homme violent qu'appartenait le pays
L'homme considéré en était le maître.
Tu renvoyais des veuves à vide,
Tu laissais briser les bras des orphelins.
Voilà pourquoi des pièges t'environnent,
La terreur te fait trembler soudain.
Ou bien, ne vois-tu pas l'obscurité
Et les torrents d'eau qui te couvrent ?
Dieu n'est-il pas aussi haut que les cieux ?
Vois combien sont élevées les plus hautes des étoiles !
Et tu as dis : Qu'est-ce que Dieu sait ?
Peut-il juger à travers l'obscurité ?
Les nuées le cachent et l'empêchent de voir,
Il se promène dans les espaces du ciel.
Tu veux donc rester sur le chemin d'autrefois,
Où ont marché les hommes iniques,
Qui ont été engloutis avant le temps,
Et dont les fondements ont été comme un torrent qui s'écoule ;
Qui disaient à Dieu : Retire-toi de nous !
Et : Que nous fera le Puissant ?
Et cependant, il avait rempli leurs maisons de biens...
Loin de moi le conseil des méchants !
Les justes voient cela et s'en réjouissent,
L'innocent se moque d'eux, en disant :
Accorde-toi donc avec lui et fais la paix ;
C'est par là que le bonheur te reviendra.
Reçois donc de sa bouche l'enseignement,
Mets ses paroles dans ton cœur !
Si tu retournes jusqu'au Puissant, tu seras rétabli.
Si tu éloignes l'iniquité de ta tente,
Le Puissant sera ton or,
Il sera pour toi des monceaux d'argent.
Oui, alors tu feras du Puissant tes délices,
Tu élèveras ton visage vers Dieu.
Tu le prieras et il t'entendra,
Tu accompliras tes vœux.
Si tu décides quelque chose, cela te réussira ;
La lumière resplendira sur ton chemin.
Humilié, tu diras : Relèvement !
Il sauve celui dont les yeux sont baissés ;
Il délivre même le coupable,
Qui sera délivré par la pureté de tes mains.
Job prit la parole et dit :
Aujourd'hui encore mon discours [vous paraîtra] une révolte ;
[Et cependant] ma main cherche à étouffer mes soupirs.
Oh ! si je savais où le trouver !
J'irais jusqu'à son tribunal,
J'exposerais ma cause devant lui,
Je remplirais ma bouche d'arguments.
Je saurais les raisons qu'il peut m'opposer,
Je verrais ce qu'il a à me dire.
Plaiderait-il contre moi dans la plénitude de sa force ?
Non ! seulement il ferait attention à moi !
Alors ce serait un juste qui plaiderait contre lui,
Je serais délivré à toujours de mon juge.
Mais maintenant, que j'aille devant moi, il n'y est pas ;
Derrière, je ne l'aperçois pas.
Il exerce son pouvoir à ma gauche, et je ne puis le trouver ;
Il se tourne vers la droite, et je ne le vois pas.
Car il connaît le chemin que je suis ;
S'il voulait me mettre à l'épreuve, j'en sortirais pur comme de l'or.
Mon pied s'en est tenu à ses pas,
J'ai observé sa voie sans m'en écarter.
Le commandement de ses lèvres, je ne m'en éloignais pas ;
Plus que ma propre volonté, j'ai gardé avec soin les paroles de sa bouche.
Mais il a pris une résolution ; qui l'en fera revenir ?
Ce que son âme a souhaité, il le fait.
Car il accomplira ce qu'il a décidé contre moi,
Et il a bien des projets semblables.
C'est pourquoi je suis épouvanté en sa présence ;
Quand j'y pense, je tremble devant lui.
Dieu a rendu craintif mon cœur,
Le Tout-Puissant m'a épouvanté.
Car ce n'est pas à cause de l'obscurité que je suis anéanti,
Ni à cause de moi, qui suis recouvert de ténèbres.
Pourquoi n'y a-t-il pas des temps réservés de la part du Puissant ?
Pourquoi ses amis ne voient-ils par les jours de sa justice ?
On déplace les bornes,
On vole un troupeau et on le fait paître ;
On enlève l'âne des orphelins,
On prend pour gage le bœuf de la veuve.
On chasse les pauvres du chemin ;
Tous les misérables du pays se cachent.
Voici, pareils aux onagres du désert,
Ils sortent pour leur, travail cherchant leur proie ;
Le désert doit leur fournir le pain pour leurs enfants.
Ils recueillent leur pâture dans les champs,
Ils grappillent dans la vigne du méchant.
Nus ils passent la nuit, faute de manteau ;
Ils n'ont point de couverture contre le froid.
Ils sont percés par la pluie des montagnes ;
N'ayant pas de refuge, ils se blottissent contre le rocher,
On arrache l'orphelin à la mamelle ;
On prend des gages sur les malheureux.
Ceux-ci s'en vont nus, faute d'habits ;
Affamés, ils portent des gerbes.
Dans les enclos [des méchants] ils font de l'huile,
Ils foulent au pressoir et ont soif.
De la ville s'élèvent les soupirs des mourants ;
L'âme des blessés crie vengeance,
Et Dieu ne prend pas garde à ces infamies !
D'autres sont devenus ennemis de la lumière,
Ils n'en connaissent pas les voies,
Ils ne restent pas dans ses sentiers.
A l'aube le meurtrier se lève,
Il tue le malheureux et le pauvre,
Et la nuit il rôde comme un voleur.
L'œil de l'adultère épie le crépuscule ;
Il dit : Nul œil ne me verra !
Il met un voile sur sa figure.
On fait effraction la nuit ;
De jour on s'enferme,
On ne connait pas la lumière.
Le matin est pour eux tous l'ombre de la mort :
Dès qu'ils le voient, ils éprouvent les terreurs de la mort.
Il est emporté rapidement sur la face des eaux,
Sa part sur la terre est maudite...
Il n'ira plus visiter ses vignes !
La sécheresse et la chaleur enlèvent les eaux de neige :
Le sépulcre, ceux qui ont péché.
Le sein maternel les oublie,
Les vers font d'eux leurs délices.
On ne pense plus à eux ;
Le crime est brisé comme un arbre.
Mais [Dieu] prolonge par sa force l'existence des violents ;
Il les relève quand ils désespéraient de la vie.
Il leur donne la paix, tellement qu'ils sont affermis ;
Ses yeux reposent sur leurs voies.
Ils se sont élevés ; en un instant ils ont disparu ;
Ils tombent, ils s'affaissent comme tous les hommes,
Ils sont coupés comme le haut des épis.
N'en est-il pas ainsi ? Qui me convaincra de mensonge ?
Qui réduira ma parole à néant ?
Bildad de Suach prit la parole et dit :
Puissance et terreur lui appartiennent,
A lui qui fait régner la paix dans ses lieux élevés.
Peut-on compter ses troupes ?
Sur qui ne se lève pas sa lumière ?
Comment un homme serait-il juste devant Dieu ?
Comment celui qui est né de la femme serait-il pur ?
Voici, la lune elle-même n'est pas claire,
Les étoiles ne sont pas pures à ses yeux ;
Combien moins l'homme, qui n'est qu'un ver,
Le mortel, qui n'est qu'un vermisseau !
Job prit la parole et dit :
Quel secours tu as donné à l'impuissant !
Comme tu as aidé le bras sans force !
Quels conseils tu as donnés à celui qui est privé de sagesse !
Que de savoir tu as montré !
A qui as-tu adressé tes paroles ?
De qui vient l'esprit qui a parlé par toi ?
Les trépassés tremblent
Au-dessous des eaux et de leurs habitants.
Devant lui, le sépulcre est à nu
Et l'abîme sans voile.
Il étend le septentrion sur le vide,
Il suspend la terre sur le néant.
Il resserre les eaux dans ses nuages,
Et la nuée ne crève pas sous leur poids.
Il voile la face de son trône,
Il le couvre de ses nuages.
Il a tracé un cercle sur la surface des eaux,
Là où la lumière confine aux ténèbres.
Les colonnes des cieux sont ébranlées
Et tremblent quand il gronde.
Par sa force, il épouvante la mer ;
Par son intelligence, il brise Rahab.
Par son souffle, le ciel devient serein ;
Sa main perce le serpent fuyard.
Ce sont là les bords de ses voies,
Et nous n'en percevons qu'un faible bruit.
Le tonnerre de ses exploits, qui pourrait l'entendre ?
Job continua son discours sentencieux et dit :
Par le Dieu vivant, qui a écarté mon droit,
Et par le Puissant, qui a rempli mon âme d'amertume,
Tant que ma respiration sera encore en moi,
Et le souffle de Dieu dans mes narines,
Certainement mes lèvres ne prononceront pas d'injustice,
Ma langue ne dira pas de fausseté.
Loin de moi la pensée de vous donner raison !
Jusqu'à ce que j'expire, je ne renoncerai pas à maintenir mon innocence !
J'ai tenu ferme à ma justice, je ne la lâcherai pas ;
Ma conscience ne me reproche aucun de mes jours.
Que mon ennemi soit traité comme le méchant,
Mon adversaire comme le coupable !
Car quelle est l'espérance de l'impie quand Dieu tranche,
Quand il lui arrache sa vie ?
Dieu entendra-t-il son cri,
Quand l'angoisse l'atteindra ?