Job
Un homme juste dont la foi est mise à l'épreuve par Satan avec la permission de Dieu, souffrant de grandes pertes et de maladies, mais restant fidèle.
Ancien TestamentVersets bibliques mentionnant Job
Ce personnage apparaît dans 1023 verset(s) identifié(s) — page 9 sur 11.
Car ses yeux sont sur les voies de l'homme,
Il voit tous ses pas ;
Il n'y a ni obscurité ni ténèbres
Où puissent se cacher les ouvriers d'iniquité.
Car Dieu n'a pas besoin d'observer longtemps un homme
Pour le faire entrer en justice avec lui.
Il brise des puissants sans information,
Et il en met d'autres à leur place.
C'est qu'il connaît leurs œuvres ;
Il les renverse de nuit et ils sont écrasés.
Il les frappe, comme des malfaiteurs,
A la vue de tout le monde.
Car en s'éloignant de lui
Et en méconnaissant toutes ses voies,
Ils ont fait monter vers lui le cri du misérable,
Et l'ont forcé d'entendre le cri des malheureux.
S'il donne du repos, qui l'en blâmera ?
S'il cache sa face, qui le verra ?
[Il agit ainsi] à l'égard des nations et des particuliers,
Pour que l'impie ne domine pas
Et ne soit pas un piège pour les peuples.
Car a-t-il jamais dit à Dieu :
Je porte la peine de mes péchés, je ne pécherai plus.
Ce que je ne vois pas, enseigne-le moi ;
Si j'ai fait mal, je ne continuerai pas ?
Dieu prendra-t-il ton avis pour rendre la justice, puisque tu l'as critiqué,
Et que c'est toi qui choisis, et non pas moi ?
Ce que tu sais, dis-le !
Les hommes de sens me diront,
Ainsi que l'homme sage qui m'écoute :
Job parle sans connaissance,
Ses paroles sont sans intelligence.
Ah ! que Job soit éprouvé à toujours,
Puisqu'il répond comme les méchants.
Car il ajoute péché à péché ;
Il bat des mains au milieu de nous,
Il multiplie ses paroles contre Dieu.
Elihu reprit la parole et dit :
Est-ce juste, ce que tu as pensé,
Ce que tu as dit : Ma justice est éloignée de Dieu ?
Car tu demandes quel profit tu en as :
Quel avantage ai-je de plus que si j'avais péché ?
Moi, je te répliquerai,
Et à tes amis avec toi :
Vois les cieux, et regarde !
Contemple les nuées, qui sont bien plus hautes que toi.
Si tu pèches, quel tort, lui fais-tu ?
Si tes fautes se multiplient, quel dommage lui causes-tu ?
Si tu es juste, que lui donnes-tu ?
Que reçoit-il de ta main ?
Ce n'est qu'un homme, comme tu l'es, que ton péché affecte ;
Ta justice ne profite qu'à un fils d'homme.
On crie à cause du grand nombre des oppresseurs,
On se plaint de la violence des grands.
Mais on ne dit pas : Où est Dieu, mon Créateur,
Qui donne de quoi chanter de joie pendant la nuit,
Qui nous instruit plus que les animaux sauvages,
Qui nous rend plus sages que les oiseaux du ciel ?
Alors on crie, mais il ne répond pas,
A cause de l'orgueil des méchants.
Les plaintes vaines, Dieu ne les écoute pas,
Le Puissant ne les considère pas.
Même quand tu dis que tu ne le vois pas,
La cause est devant lui, attends-le !
Mais maintenant, parce que sa colère ne punit pas
Et qu'il ne se préoccupe guère de la folie,
Job ouvre la bouche en vains propos ;
Il multiplie ses discours sans intelligence.
Elihu continua et dit :
Attends un peu, et je t'instruirai,
Car il y a encore quelque chose à dire pour Dieu.
Je tirerai mon savoir de loin,
Je justifierai mon Créateur.
Car, certainement, mes paroles ne sont pas des mensonges,
Un homme de parfait savoir est devant toi.
Voici, Dieu est puissant, mais il ne méprise personne ;
Il est puissant par la force de son intelligence.
Il ne laisse pas vivre le méchant ;
Il fait droit aux malheureux,
Il ne détourne pas les yeux loin des justes ;
Et avec des rois sur le trône
Il les fait asseoir à toujours, afin qu'ils soient élevés.
S'ils sont enserrés dans des chaînes,
Pris dans les liens du malheur,
Il leur fait connaître leur conduite,
Leurs fautes, car ils se sont enorgueillis.
Il leur ouvre l'oreille aux avertissements,
Il leur dit de renoncer à l'iniquité.
S'ils écoutent et qu'ils obéissent,
Ils achèvent leurs jours dans le bonheur
Et leurs années dans le bien-être.
S'ils n'écoutent pas, ils meurent transpercés,
Ils expirent dans leur inintelligence.
Ceux dont le cœur est impie se mettent en colère ;
Ils ne prient pas, quand Dieu les enchaîne.
Ils meurent dans leur jeunesse,
Leur vie s'en va comme celle des débauchés.
Mais il sauve le malheureux par son malheur même,
Il lui ouvre l'oreille par l'adversité.
Toi aussi, il t'aurait retiré de la détresse,
Pour te mettre au large, et non plus à l'étroit ;
Ta table aurait été chargée de choses grasses.
Que la colère ne t'entraîne donc pas au blasphème ;
Que la grandeur de la rançon ne te détourne pas [du vrai chemin] !
Seras-tu tiré de détresse par tes cris,
Par toutes les forces que tu déploierais ?
Ne soupire pas après la nuit,
Qui enlèverait des peuples de leur place.
Garde-toi de te tourner vers l'iniquité,
Car à cause de ton malheur c'est à cela que tu es disposé ;
Vois, Dieu est grand par sa force ;
Qui peut enseigner comme lui ?
Qui lui dicte sa conduite ?
Qui lui a jamais dit : Tu as fait le mal ?
Songe à exalter ses œuvres
Que célèbrent les hommes.
Tout homme les admire,
Quoique le mortel ne les contemple que de loin.
Voici, la grandeur de Dieu, nous ne la connaissons pas ;
Le nombre de ses années est incalculable.
Il fait monter les gouttes d'eau ;
Des nuages qu'il a formés la pluie tombe.
Les nuées la distillent
Et la font couler sur la multitude des humains.
Et qui comprendra le déploiement des nues,
Le fracas de son pavillon ?
Voici, il déploie autour de lui sa lumière,
Il se couvre des profondeurs de la mer.
C'est par là qu'il juge les peuples
Et qu'il leur donne la nourriture en abondance.
Il remplit ses mains d'éclairs
Et les envoie contre ses ennemis ;
Son grondement l'annonce,
Les bestiaux mêmes pressentent son approche.
Ah ! mon cœur en tremble,
Il tressaute hors de sa place !
Ecoutez donc le fracas de sa voix,
Le grondement qui sort de sa bouche !
Il le fait retentir sous tous les cieux,
Et ses éclairs vont jusqu'aux extrémités de la terre.
Aussitôt sa voix mugit,
Il tonne de sa voix majestueuse ;
Quand sa voix se fait entendre, ses foudres ne sont plus dans sa main.
Dieu tonne merveilleusement de sa voix ;
Il fait de grandes choses, que nous ne connaissons pas.
Car à la neige il dit : Tombe sur la terre ;
Il le dit à la pluie, aux pluies torrentielles les plus fortes.
Il met les scellés sur la main de tout homme,
Afin que tous ceux qu'il a créés comprennent.
L'animal entre dans son gîte,
Et demeure dans sa tanière.
La tempête sort de sa retraite,
Et les vents violents amènent la froidure.
Au souffle de Dieu se produit la glace,
Et l'étendue des eaux est à l'étroit.
Il charge d'humidité les nuages ;
Il étend au loin ses nuées lumineuses.
Celles-ci se tournent de côté et d'autre selon ses desseins,
Pour faire tout ce qu'il leur ordonne,
En descendant sur la surface de la terre.
Il les envoie, soit pour châtier, si sa terre en a besoin,
Soit en témoignage de bonté.
Prête l'oreille à ceci, ô Job ;
Arrête-toi et considère les merveilles du Dieu fort.
Sais-tu comment Dieu les dispose,
Et comment il fait éclater la lumière de ses nues ?
Comprends-tu le balancement des nuages,
Les merveilles de celui qui est parfaitement sage ?
Toi dont les habits deviennent brûlants
Quand la terre est immobile sous le vent du midi,
Peux-tu, comme lui, étendre les cieux ;
Les rendre solides comme un miroir de fonte ?
Fais-nous savoir ce que nous devons lui dire.
Nous ne pouvons rien avancer à cause de [nos] ténèbres.
Lui annoncera-t-on que je veux parler ?
Quelqu'un a-t-il jamais désiré être englouti ?
Et maintenant on n'a jamais pu regarder la lumière,
Quand elle brille entre les nuages
Après qu'un vent a passé et les a dissipés.
L'or vient du septentrion ;
Mais Dieu est entouré d'un éclat redoutable ;
Le Puissant, nous ne saurions l'atteindre,
Lui qui est grand en force et en jugement
Et qui ne fait pas fléchir la pleine justice.
Que les hommes donc le craignent !
Il ne prend point garde à ceux qui se croient sages.
L'Eternel répondit à Job du milieu du tourbillon et dit :
Qui donc obscurcit le conseil
Par des discours sans connaissance ?
Voyons, ceins tes reins comme un homme ;
Je t'interrogerai, et tu m'instruiras.
Où étais-tu quand j'ai fondé la terre ?
Parle, si tu possèdes l'intelligence.
Qui en a fixé les mesures, si tu le sais,
Ou qui a étendu sur elle le cordeau ?
Sur quoi ses piliers ont-ils été fondés,
Ou qui en a posé la pierre angulaire,
Quand je lui donnai les nuages pour vêtements,
Les sombres vapeurs pour langes ;
Et que je dis : Jusqu'ici tu viendras, et pas plus loin ;
Ici s'arrêtera l'orgueil de tes flots !
Pour qu'elle saisisse les extrémités de la terre,
Et qu'elle en secoue les méchants ?
La terre est transformée comme l'argile qui reçoit une empreinte ;
Toutes choses se présentent comme un [riche] vêtement ;
Les méchants sont privés de leur lumière,
Le bras qui se levait [déjà] est brisé.