Job
Un homme juste dont la foi est mise à l'épreuve par Satan avec la permission de Dieu, souffrant de grandes pertes et de maladies, mais restant fidèle.
Ancien TestamentVersets bibliques mentionnant Job
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C'est un feu qui dévore jusqu'au lieu de perdition
Et qui aurait déraciné tout mon bien.
Si j'ai méprisé le droit de mon serviteur et de ma servante,
Quand ils contestaient avec moi,
Que ferais-je quand Dieu se lèvera ?
Quand il m'examinera, que répondrais-je ?
Celui qui m'a formé dans le sein de ma mère, ne l'a-t-il pas formé de même ?
N'est-ce pas un même Dieu qui nous a créés dans le sein maternel ?
Si j'ai refusé aux pauvres leur désir,
Si j'ai fait languir les yeux de la veuve ;
Si j'ai mangé mon pain seul,
Sans que l'orphelin en ait goûté,
Lui qui m'a eu pour père dès ma jeunesse ;
Elle, je l'ai dirigée dès le sein de ma mère,
Si j'ai vu quelqu'un périr faute de vêtement,
Et le pauvre sans couverture ;
Si ses reins ne m'ont pas béni,
Et s'il n'a pas été réchauffé par la toison de mes brebis ;
Si j'ai menacé de ma main l'orphelin,
Parce que je me savais soutenu par les juges,
Que mon épaule se détache de mon dos,
Que mon bras soit brisé hors de sa jointure !
En effet je redoutais le châtiment de Dieu,
Je me sentais impuissant devant sa majesté.
Si j'ai fait de l'or mon assurance,
Si j'ai appelé l'or pur ma confiance ;
Si je me suis réjoui de ce que mes biens étaient grands,
Et de ce que ma main avait beaucoup amassé ;
Si j'ai regardé la lumière du soleil quand elle brillait,
Et la lune s'avançant dans sa splendeur ;
Si mon cœur s'est laissé séduire en secret,
Si ma main s'est portée à ma bouche...
Cela encore est un crime puni par les juges,
Car j'aurais, renié le Dieu d'en-haut !
Si je me suis réjoui de la ruine de celui qui me haïssait,
Si j'ai tressailli de joie quand le malheur l'atteignait !...
Mais non, je n'ai pas permis à ma langue de pécher,
De réclamer sa vie par une imprécation.
Si les gens de ma maison ne disaient pas :
Où trouver quelqu'un qui ne se soit pas rassasié de sa table !
L'étranger ne passait pas la nuit dehors,
J'ouvrais mes portes au voyageur.
Si, à la manière des hommes, j'ai caché mes fautes,
Renfermant mon iniquité dans mon sein,
Parce que j'avais peur de la grande multitude,
Que le mépris des tribus m'effrayait,
Et que je me tenais coi, sans sortir de ma porte !...
Ah ! si j'avais quelqu'un qui voulût m'écouter !
Voici ma signature ; que le Puissant me réponde !
Ah ! si j'avais l'acte d'accusation écrit par mon adversaire !
Certes, je le porterais sur mon épaule,
Je m'en ceindrais comme d'une couronne ;
Je lui rendrais compte du nombre de mes pas,
Je m'approcherais de lui comme un prince.
Si j'en ai mangé les récoltes sans l'avoir payée,
Et si j'ai arraché l'âme à ses [anciens] propriétaires,
Qu'au lieu de froment elle produise des épines,
Et au lieu d'orge, des herbes fétides !
Fin des discours de Job.
Ces trois hommes s'abstinrent de répondre à Job, parce qu'il était juste à ses propres yeux.
Alors s'enflamma la colère d'Elihu, fils de Barakéel de Buz, de la famille de Ram ; sa colère s'enflamma contre Job, parce qu'il se déclarait juste plutôt que Dieu.
Sa colère s'enflamma aussi contre ses trois amis, parce qu'ils n'avaient pas trouvé de quoi répondre et que [néanmoins] ils condamnaient Job.
Elihu avait attendu de répondre à Job, parce que ces hommes-là étaient plus âgés que lui.
Mais, voyant qu'il n'y avait point de réponse dans la bouche de ces trois hommes, Elihu s'enflamma de colère.
Et Elihu, fils de Barakéel de Buz, prit la parole et dit :
Je suis jeune et vous êtes des vieillards,
C'est pourquoi je me suis tenir en arrière et j'ai craint
De vous exposer ma science.
Je pensais : Les jours parleront,
Le nombre des années fera connaître la sagesse ;
Mais c'est l'esprit dans l'homme,
C'est le souffle du Puissant qui rend intelligent.
Ce n'est pas l'âge qui donne la sagesse,
Et les vieillards ne discernent pas [toujours] ce qui est droit.
C'est pourquoi je dis : Ecoute-moi !
J'exposerai ma science, moi aussi.
Voici, j'attendais [quelque chose] de vos discours,
Je prêtais l'oreille à vos raisonnements,
Pendant que vous cherchiez des paroles.
Je vous ai écoutés attentivement,
Et voici, personne n'a réfuté Job ;
Aucun de vous n'a répondu à ses paroles.
Mais ne dites pas : Nous avons rencontré la sagesse ;
Dieu lui ferait lâcher pied, et non pas un homme.
Il ne m'a pas adressé ses discours ;
Et je lui répondrai avec d'autres paroles que les vôtres.
Ils sont effrayés, ils ne répondent plus ;
Les paroles leur font défaut !
J'ai attendu qu'ils ne parlassent plus,
Qu'ils s'arrêtassent et ne répondissent plus.
Je vais répondre, moi aussi, pour ma part ;
J'exposerai ma science, moi aussi.
Car je suis plein de paroles,
L'esprit me presse au-dedans de moi.
Voici, mon intérieur est comme un vin qui n'est pas ouvert,
Comme des outres de vin nouveau qui vont se fendre.
Je veux parler pour me donner de l'air,
J'ouvrirai mes lèvres et je répondrai.
Je ne ferai point acception de personnes,
Je ne flatterai nul homme.
Mais maintenant, Job, écoute mes discours,
Prête l'oreille à toutes mes paroles.
Voici, j'ai ouvert la bouche,
Ma langue s'est mise à parler dans mon palais.
Je parlerai d'un cœur droit ;
Mes lèvres diront fidèlement ce que je sais.
Réponds-moi, si tu le peux,
Prépare tes arguments ; prends position !
Voici, je suis égal à toi devant Dieu ;
Moi aussi, j'ai été formé d'argile.
Voici, ma terreur ne te troublera pas,
Mon poids ne t'accablera pas.
Or donc, tu as dit devant moi,
Et j'ai entendu le son de tes paroles :
Je suis pur, sans faute,
Je suis net, et il n'y a point d'iniquité en moi.
Voici, Dieu trouve contre moi des griefs ;
Il me regarde comme son ennemi.
Il met mes pieds dans des ceps,
Il surveille toutes mes voies.
Voici, tu n'as pas raison en cela, je te le dis ;
Car Dieu est plus grand que l'homme.
Pourquoi as-tu contesté contre lui
De ce qu'il ne répond à aucune parole ?
Et pourtant Dieu parle une fois,
Même deux, mais on n'y prend pas garde.
En songe, en visions nocturnes,
Quand un profond sommeil tombe sur les hommes
Et qu'ils sont assoupis sur leurs couches,
Alors il ouvre l'oreille des mortels
Et y scelle les avertissements qu'il leur donne,
Pour détourner l'homme de sa manière d'agir,
Pour empêcher qu'il ne se livre à l'orgueil,
Pour préserver son âme de la fosse,
Et sa vie du trait qui la menace.
Il est repris aussi par la douleur sur sa couche,
Une lutte continuelle se livre dans ses os ;
Sa vie lui fait prendre en dégoût le pain,
Et son âme la nourriture la plus désirable.
Sa chair se consume et disparaît,
Ses os, qu'on ne voyait pas, sont mis à nu.
Son âme s'approche de la fosse,
Sa vie, de ceux qui donnent la mort.
Dieu a compassion de lui et dit :
Rachète-le, qu'il ne descende pas dans la fosse ;
J'ai trouvé une rançon !
Sa chair [alors] prend plus de fraîcheur que dans sa jeunesse,
Il revient aux jours de son adolescence.
Il prie Dieu, et Dieu lui est propice
Et lui fait voir sa face avec allégresse ;
Il rend à l'homme sa justice.
Il se tourne vers les hommes et dit :
J'avais péché, j'avais enfreint la justice,
Et je n'ai pas été traité comme je l'avais mérité.
Il a racheté mon âme, pour qu'elle ne descendit pas dans la fosse.
Je vis, et me repais de lumière.
Voilà, toutes ces choses, Dieu les fait
Deux fois, même trois, à l'homme,
Pour ramener son âme de la fosse,
Pour l'éclairer de la lumière de la vie.
Sois attentif, Job, écoute-moi,
Garde le silence, et moi je parlerai.
Si tu as des paroles, réponds-moi,
Parle, car je désire ta justification.
Si tu n'as rien à dire, écoute-moi,
Garde le silence, et je t'enseignerai la sagesse.
Elihu reprit la parole et dit :
Sages, écoutez mes discours,
Et vous, gens d'expérience, prêtez-moi l'oreille.
Car l'oreille éprouve les discours,
Comme le palais goûte les aliments.
Choisissons la justice,
Examinons entre nous ce qui est bien.
Car Job a dit : Je suis juste,
Dieu a mis de côté mon droit.
J'ai raison, et je passe pour menteur ;
Ma blessure est douloureuse, et je suis sans péché.
Quel est l'homme qui, semblable à Job,
Boit le blasphème comme de l'eau ?
Il marche dans la société des ouvriers d'iniquité,
Et de compagnie avec les malfaiteurs.
Car il a dit : Il ne sert de rien à l'homme
De prendre plaisir à être avec Dieu.
Ecoutez-moi donc, hommes de sens !
Loin de Dieu le mal,
Et du Puissant l'iniquité !
Car il rend à chacun selon ses œuvres,
Il fait trouver à chacun le salaire de sa conduite.
Non, assurément, Dieu ne fait pas le mal,
Et le Puissant ne tord pas le droit.
Qui lui a remis le soin de la terre ?
Qui a établi tout l'univers ?
S'il reportait sur lui seul son attention,
S'il retirait son esprit et son souffle,
Toute chair expirerait à la fois ;
L'homme retournerait à la poussière.
Si tu as de l'intelligence, écoute ceci ;
Prête l'oreille à mes paroles :
Celui qui haïrait le droit pourrait-il dominer ?
Ou bien oses-tu condamner le juste suprême ?
Dit-on à un roi : Mécréant !
A des princes : Scélérats ?
Dieu ne fait point acception de la personne des chefs,
Et ne considère pas le riche plus que le pauvre :
Car tous sont l'ouvrage de ses mains.
En un instant ils meurent au milieu de la nuit,
Un peuple est ébranlé et disparaît ;
Les puissants sont écartés, mais non par une main [d'homme].